jeudi 27 octobre 2016

Gene M - Racines

Je suis parisienne et je le revendique haut et fort. J'adore cette ville !
Pourtant, mes racines sont berrichonnes. Déjà le mot est peu glamour : chonchon choin choin....

Lorsque j'étais ado puis jeune fille, je préférais passer sous silence les racines provinciales de mes parents, surtout le Berry ...
De plus le hasard des gènes m'avait doté d'un physique un peu exotique, pommettes hautes et yeux clairs légèrement bridés...
Je ne compte pas les fois où l'on m'a demandé si j'étais russe, polonaise ou hongroise,
en tous cas pas berrichonne !

Née à Paris de parents berrichons "montés à Paris" comme on disait alors, je grandis entre un père devenu un amoureux fou de Paris et une mère qui avait gardé la nostalgie et l'accent de son Berry natal. D'ailleurs, elle est restée abonnée au Berry Républicain jusqu'à son décès.

J'avais toujours quelque peu envié les amis qui avaient un grand père italien, espagnol ou autre. Certains avaient des racines multiples et cela me fascinait. Alors moi avec mes parents berrichons chon chon choin choin, il me semblait que je n'avais rien à dire...

La vie est malicieuse parfois, j'épousais donc un jeune homme qui possédait ces multiples racines qui me faisaient rêver. Ses ancêtres à lui se baladaient entre Alexandrie, Istanbul, Athènes et Ispahan. Les femmes portaient des robes de soirée et les hommes avaient des professions prestigieuses Il étaient egyptologues ou industriels. Et pendant ce temps mes ancêtres berrichons chon chon menaient des vies tout ce qu'il y a de monotone...

Et puis la surprise, il y a 3 ans. On me découvrit une maladie génétique appelée hémochromatose (on n'élimine pas le fer dans le sang)
L'hémato à l'hôpital me demanda alors si j'avais des racines bretonnes puisque cette maladie atteint souvent les peuples celtes. Je répondis par la négative, mais lors d'un séjour berrichon, du côté de Sancerre, je posai la question à mes cousins sur l'existence d'un éventuel ancêtre breton.
Et le cousin resté au pays me révéla que nous avions un ancêtre irlandais venu se perdre dans notre bled au 19 ème siècle.
Ca y est, je l'avais ma racine étrangère !!


7 commentaires:

  1. Arpenteur d'étoiles28 octobre 2016 à 15:19

    comme quoi, le breton bretonnant, l'irlandais et le berrichon berrichonchonchoin ont fondé une vraie famille. Du coup les racines sont partout et tu es une belle fille parisienne :o)

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  2. Nous avons tous des racines multiples :)

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  3. Parfois hongrois qu'on a des racines berrichonnes chon chon et puis on retrouve aussi un ancêtre irlandais... c'est tout de suite plus exotique :)

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  4. On croit toujours que l'herbe est plus verte de l'autre côté de la barrière... C'est sûr qu'avec un ancêtre irlandais, tu fais de ce proverbe une vérité :-).

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  5. Il y a pire malheur, de toute manière, que n'avoir que des ancêtres berrichons. Ce serait d'avoir des ancêtres ronchons qui élèvent des cochons et cultivent des cornichons

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  6. On est cousines alors ? :-)
    ¸¸.•*¨*• ☆

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  7. Très sympathique histoire; j'aime beaucoup le ton léger et, paradoxe, la philosophie qui s'en dégage.

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