lundi 3 octobre 2016

Vegas sur sarthe - En un soir chaud d'automne

Poète en chaussettes

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d’automne,
dans un élan soudain, vision de porcelaine
tu avais retiré ton petit pull vert laine
ouïssant des violons les langueurs monotones

et quand j'ai butiné de ma bouche gloutonne
ton sein si effronté, turgescent, beau... de l'air!
j'ai bien cru défaillir au seuil crépusculaire
j'ignorais qu'en ce temps les fleurs du mal boutonnent

D'une couche d'humus on a fait notre lit
de feuilles mordorées un drap bien inutile
j'ai de ton mousseron découvert le pistil

et vécu ce soir-là le plus beau des automnes
j'avais gardé aux pieds (tu ris) mes Burlington
j'aime sortir couvert sinon... c'est la chienlit


22 commentaires:

  1. Voilà qui est troussé et retroussé

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense d'un coup à Bobby Lapointe, qui avait mal vers l'aine...

      Supprimer
  2. Une chute de reins,
    Beaux comme ses seins,
    Langoureux et divins.

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour!
    Mais c'est un rêve raconté ou la réalité?
    Quoiqu'il en soit: j'ai beaucoup aimé :-).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne mêle pas la réalité à mes écrits ou alors tellement maquillée...

      Supprimer
    2. Je ne me serai pas permis de poser cette question :-).
      Je voulais simplement savoir si le narrateur parlait de ce qu'il imaginait ou de ce qu'il avait vécu.
      Et j'ai ma réponse.
      Donc, merci.

      Supprimer
    3. Aucun souci, Minsky... tu as la réponse :)

      Supprimer
  4. s'agit-il encore d'un soir chaud d'automne
    ou bien d'un déchaussoir, égard aux Burlingtonne ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. soir chaud ou déchaussoir?
      C'est une très bonne question Carnetsparesseux :)

      Supprimer
  5. "J’aime sortir couvert pour jouir du doux délit." Si je peux me permettre... :)

    RépondreSupprimer
  6. Je suis jalouse...de ne pas l'avoir écrit

    RépondreSupprimer
  7. Il est vrai que dans ce bouleversement soudain des sens, on oublie les Burlington!..

    RépondreSupprimer
  8. Arpenteur d'étoiles7 octobre 2016 à 18:08

    l'humour végasien me plait toujours, et le titre du poème encore plus ... sinon les Burlington c'est hyper classe ... quant à la chienlit, en plein 68 :o))

    RépondreSupprimer
  9. zoz .. ( 'GFécriture )7 octobre 2016 à 23:13

    J'ai le rouge aux joues à te lire Vegas... Quelle sensualité bien écrite... on voudrait la vivre entre tes bas...

    RépondreSupprimer
  10. voilà des mots bien tricotés...

    RépondreSupprimer
  11. combien ces choses là sont bien dites, et très certainement bien faites :)

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont précieux. Nous chercherons toujours à favoriser ces échanges et leur bienveillance.

Si vous n'avez pas de site personnel, ni de compte Blogger, vous pouvez tout à fait commenter en cochant l'option "Nom/URL".
Il vous faut pour cela écrire votre pseudo dans "Nom", cliquer sur "Continuer", saisir votre commentaire, puis cliquer sur "Publier".