mercredi 26 avril 2017

Arpenteur d'Etoiles - Aimer l'amour et l'écrire


Pantoum malais ... d'amour

J'ai embrassé l'aube d'été
Lorsque près de moi tu tanguas
Dans ta splendide nudité
Vers les confins du Katanga

Lorsque près de moi tu tanguas
Je découvris ton corps gracile
Vers les confins du Katanga
Embaumés de parfums subtils

Je découvris ton corps gracile
Tu en offrais tous les rivages
Embaumés de parfums subtils
Vibrants appels au doux voyage

Tu en offrais tous les rivages
A mes caresses impudiques
Vibrants appels au doux voyage
Vers les chauds secrets de l'Afrique

A mes caresses impudiques
Tu répondais en m'entraînant
Vers les chauds secrets de l'Afrique                          
Que tu gardais jalousement

Tu répondais en m'entraînant
De tes collines à tes vallées
Que tu gardais jalousement
Comme talisman de sorcier

De tes collines à tes vallées
J'ai conservé dans ma mémoire
Comme talisman de sorcier
Le doux velours de ta peau noire

J'ai conservé dans ma mémoire
L'orbe de tes seins métissés
Le doux velours de ta peau noire
La nuit sans fin qu'on a tissée

L'orbe de tes seins métissés
Soulevé par ton souffle court
La nuit sans fin qu’on a tissée
Vibrait de ton doux chant d’amour

Soulevé par ton souffle court
Ton corps de liane en se tendant
Vibrait de ton doux chant d’amour
Avant de fuir dans le néant

Ton corps de liane en se tendant
M’enroulait dans sa mélopée
Avant de fuir dans le néant
J'ai embrassé l'aube d'été.

(Le Pantoum Malais
Strophes de quatre vers à rimes croisées
construites de telle sorte que le deuxième et le quatrième vers
de chacune passent dans la suivante pour en former le premier et le troisième vers.
Le premier vers de la pièce doit en outre revenir à la fin, comme dernier vers.)

24 commentaires:

  1. Tu m'épantoumes avec ton épanadiplose !
    ¸¸.•*¨*• ☆

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  2. Arpenteur d'étoiles26 avril 2017 à 17:03

    si je t'épantoume, j'en suis fort heureux ...
    quant à l'épanadiplose tu m'as subjugué :o)

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  3. Hé bé quel exercice ! Chapeau je dis MONSIEUR ];-D

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    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:27

      exercice à peine ... mais long à créer, c'est sur :o)

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  4. C'est mignon, c'est chaud, peut-être torride ou quand l'Arpenteur mesure ses pieds avant de le prendre... :)

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    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:28

      mesurer ses pieds c'est obligatoires ... quant à les prendre, c'est du plaisir partagé :o)

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  5. Un très beau poème, rythmé comme le son du tam-tam.

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    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:28

      c'était l'idée de départ et puis les africaines sont tellement belles :o)

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  6. Waouh ! Quel poème ! Tout n'a fuit dans le néant. Il reste l'harmonie de ces nuits. Et le souvenir.

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    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:29

      tu as bien raison, le souvenir est resté ... toujours

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  7. "L'art naît de la contrainte"...
    Comme tu nous régales avec ! Sacré mec !

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    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:30

      merci l'ami, un peu de contrainte et surtout du plaisir :o)

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  8. Quel rythme pour un exercice pas facile !

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    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:31

      pas si facile mais les vers se libèrent après quelques quatrains, et puis la liberté amoureuse ...

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  9. avec cet incipit de Rimbaud de surcroit...
    (soupir)

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    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:33

      et oui Rimbaud ... et tu t'en souviens forcément :)

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  10. Réponses
    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:36

      merci Chri ... (brillant pas tant que ça tout de même :)

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  11. Ah ça c'est plus que zutique !

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    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:35

      les zutiques opposés aux Parnassiens, mais j'aime bien les deux :o)

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  12. Je connais l'homme heureux de William Sheller et maintenant la femme heureuse de l'Arpenteur.
    avec le sourire

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    1. Arpenteur d'étoiles29 avril 2017 à 14:37

      ma Douce n'est pas africaine mais lyonnaise, mais elle est capable de tout :o)))
      et j'aime beaucoup William Sheller

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