mardi 30 août 2016

Kakushi Ken - Vacances insolites

Premier voyage au Japon. Premier contact avec une autre culture…
Monsieur Guils foule les rues de Tôkyô  pour sa première journée avec de l’étonnement plein les yeux… Heureusement qu’il a une guide parce qu’il se sent « petit » alors qu’il passe pour une grande personne. Il a beau dominer d’une tête les citoyens les plus grands, il est dominé par l’environnement. Les villes japonaises sont bigrement démesurées : ces buildings tellement hauts, cette densité de population ; il n’y a pas un espace inoccupé ; et ce mouvement incessant, cette rumeur qui noie la mégapole dans un brouillard sonore…Il n’y a pas à dire, c’est très différent de son petit village varois.

Au déjeuner, M. Guils a essayé des « ramen » un bouillon de viande et sa viande, avec des nouilles succulentes. Toutes les cinq minutes, le patron du petit restaurant s’inquiète de la qualité de ses nouilles. « Il y a un problème ? » s’enquiert-il. Au troisième passage, M. Guils demande poliment si c’est de coutume que le patron se renseigne si souvent sur la qualité de ses produits… La guide avec un large sourire réplique que c’est sans doute parce que M. Guils mange sans faire aucun bruit de bouche… C’est alors que l’information arrive au cerveau du Français : toutes les personnes dans le restaurant, hommes et femmes, font des bruits de succion énormes sans aucune gêne ! C’en est presque un manque d’éducation. Les yeux écarquillés, M. Guils s’appliquent alors à émettre des sons de succion dignes d’irriter les convives de l’hexagone. Plus tard il apprend que faire du bruit avec la bouche permet de refroidir les nouilles pendant la dégustation ; ainsi le patron s’inquiétait-il de la température de ses nouilles et de la bienséance du met, là où M. Guils préférait se brûler le palais par politesse ...

Les toilettes ont dominées M. Guils. Pour la première fois de sa vie, notre Français pose son illustre fessier sur des « Washlet »… Après avoir conclu une affaire fort banale, il découvre des boutons sur un reposoir sur sa droite. A quoi peuvent bien servir des boutons dans des toilettes ? Il appuie par curiosité sur un bouton au hasard et il ne peut s’empêcher de sursauter : un jet d’eau pénètre exactement dans le trou de son anus ! Ce n’est pas la température de l’eau qui le fait sursauter mais la précision et la force du jet ! Comment stopper cela ?

Il y a presque une dizaine de boutons, et M. Guils appuie sur un autre bouton dans l’espoir d’arrêter le jet en continue… Mais le premier jet laisse la place à un autre jet sous un angle de projection différent… Plusieurs minutes et plusieurs jets différents après, le bouton salvateur est appuyé : plus de jet. Il reste une image en tête de Messire Guils : se lever avec le rectum ruisselant !
Que nenni, Madame. Il y a bien du papier pour s’essuyer ! Et ce qu’il se fait, avec un étonnement : pas de trace de déchets dans le papier. Ainsi le papier a fonction de sécher les illustres popotins…

Plusieurs heures après et une fatigue due autant au décalage horaire qu’aux balades en continue de la journée, M. Guils finit sa première escapade dans un pub. Le pub est bondé, il y a à vue de nez une cinquantaine de personnes. Il y a autant de femmes que d’hommes, et chacun, chacune, défile devant le micro pour un Karaoké effréné… La détente est au rendez-vous, tout comme les curieux qui regardent du coin de l’œil le grand étranger, afin de ne pas l’indisposer… Les boissons circulent, comme dans tout pub qui se respecte, et une poignée de clients porte un toast en direction du « Gaikokujin » (« Etranger »)… M. Guils se joint par politesse au groupe et s’écrie d’une voix qui porte un toast à l’ensemble du pub : « Tchin tchin » !

Pendant deux ou trois secondes, je vous l’assure, les regards se sont figés entre le rire et la gêne… Puis la bonne humeur reprenant, les clients boivent leur verre avec un air narquois. La guide avec un large sourire demande alors à M. Gils pourquoi il a porté un tel toast ?

Après quelques explications sensées, la guide explique alors la signification de « Tchin tchin ». Au Japon, « Tchin tchin » désigne l’organe sexuel chez un petit garçon. M. Guils sent alors la rougeur lui monter au visage : il vient de lancer un « Petite bite » bien appuyé en plein pub bondé !

Il est temps de rentrer à l’hôtel lorsqu’un client apparemment important (il est accompagné de plusieurs « groupies » s’approche de M. Guils et vient à l’information quant à son « Tchin tchin »…
Oui, vraiment, le Japon est un dépaysement absolu...

5 commentaires:

  1. dans ce genre de voyage tous nos codes habituels sont bouleversés, et très souvent,en voulant bien faire, nous nous conduisons finalement bien maladroitement :)

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    1. Vous n'imaginez pas à quel point ! Rires

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    1. "Yes, Sir"... C'est bel et bien du vécu... J'avais envie d'être "léger" dans mes propos...
      :-)

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  3. Ça remet les choses en perspective quant à nos comportements avec les vacanciers étrangers en France.
    J'ai beaucoup aimé ;-).

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