Et, chers
amis,
Puisqu’il
paraît que j’ai cent ans
-Je n’en
reviens toujours pas
Et
d’ailleurs je ne les fais pas-
Je disais
chers amis ici réunis
Puisque
l’occasion m’est offerte
Et la brèche
ouverte
Et aussi,
déclarons-le sans ambages,
Comme vous
êtes un peu obligés d’écouter
Par égard à
mon grand âge
Je m’en vais
vous narrer
Un moment un
peu particulier
Cela dura pour
moi un peu plus d’une année
Quand pour
d’autres la dizaine fut dépassée
A une époque
peut être oubliée
Vous le
savez j’ai beaucoup écrit
Du plus loin
que je me souvienne
Alors autant
que je revienne
A une sorte
de parenthèse
Quinze mois
ou seize
Une
incursion que je fis
Dans les littéraires
Impromptus
Avant qu’ils
ne fussent interrompus
Si le train de
ma mémoire ne défaille pas
C’était en deux
mil dix-huit deux mil dix neuf
Et j’y
trouvai du sang neuf
Tel un
vampire assoiffé de mots, de textes
Que ce soit
à lire
Que ce soit
à écrire
Car se
retrouvait là une ligue de fins bretteurs
Guettant
lundi le moindre signe
Sautant sur
la consigne
Et lui
tordant le cou parfois par pur prétexte
On n’est pas
en reste pour le plaisir des lecteurs
J’y trouvai
aussi une belle ambiance
Ça incite à
la persévérance et la fidélité
L’auteur –
un bien grand mot pour ce que j’écris –
Y fut
toujours bien accueilli
Les
commentaires en toute circonstance
Y ont
contribué
Des signes
de partage, de générosité
Et puis les
personnalités, les styles,
Je vous
souhaite les rivages de telle îles
Que ce soit
en prose ou en vers
Son texte
expédié par l’électronique courrier
Chacune
chacun pouvait se dire
« A la
fin de l’envoi, je touche. »
De quoi être
touché
Toutes ces
années après…
