Monstre, vampire, diable, lève la paupière...
Non, tu n'es pas devant Saint-Pierre !
Tu es toujours de ce monde, maintenant et ici
et je suis encore là, moi aussi !
Te souviens-tu avoir manipulé la truelle
m'avoir suivie dans l'avenue et la ruelle ?
Pour me séduire, tu as taillé le gazon,
nettoyé du sol au plafond toute la maison
puis les pièces tu les as surchauffées.
Je ne peux plus respirer, même pas quelques bouffées !
Alors oui, maintenant c'est fini, je suis à ta merci.
Je ne lutte plus, je dépose les armes, me voici !
je n'ai plus peur du chant moqueur de ton rouge-gorge.
Tu peux me marquer au fer rouge de la forge,
m'enlever et m'emporter au loin sur ton steamer.
Prête à mourir, grillée en enfer ou abîmée en pleine mer.
Où lire Krisdeblog
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samedi 16 janvier 2016
vendredi 15 janvier 2016
Clémence - Rimes volées
Rimes envolées
Que je ferme les yeux ou une seule paupièreQue sonne le campanile Saint Laurent ou Saint Pierre
Que je sois loin de toi ou ici
Mon inspiration oscille aussi.
Le voisin, agité d'une passion soudaine, manie sa truelle,
Alors que les ouvriers réparent la ruelle
La voisine a posé sa chaise longue sur le gazon
Fuyant les murs sombres de la maison
Les pierres blondes par le soleil d'été sont chauffées
Et les stridules des cigales arrivent par bouffées
La nature se tourne vers le soleil et crie merci
Mon petit monde est ainsi, le voici
Mes rêves s'envolent avec le rouge-gorge…
Un tressautement, un bruit de forge
Mistral se lève et souffle comme un steamer
La terre est devenue mer...
Fred Milli - Rimes volées
Couverte de fard à paupière
Elle traînait rue Saint-Pierre
Claudiquant sur les trottoirs d'ici
Une belle-de-nuit tapinait aussi
L'ivrogne goûtait de la truelle
À la hussarde dans la ruelle
S’il arrosait son gazon
Se caletant derrière une maison
Elle le pourchassait, lèvres chauffées
Le corps agité de trop de bouffées
Il l'avait aimée, elle voulait dire merci
Et dessécher ses bourses aussi
Qu'il piaffât comme un rouge-gorge
Elle ahanait comme un soufflet de forge
Telles les volutes de fumée d'un steamer
De plaisir elle ondulait, vaguelettes sur la mer
Où lire FredMilli
Elle traînait rue Saint-Pierre
Claudiquant sur les trottoirs d'ici
Une belle-de-nuit tapinait aussi
L'ivrogne goûtait de la truelle
À la hussarde dans la ruelle
S’il arrosait son gazon
Se caletant derrière une maison
Elle le pourchassait, lèvres chauffées
Le corps agité de trop de bouffées
Il l'avait aimée, elle voulait dire merci
Et dessécher ses bourses aussi
Qu'il piaffât comme un rouge-gorge
Elle ahanait comme un soufflet de forge
Telles les volutes de fumée d'un steamer
De plaisir elle ondulait, vaguelettes sur la mer
Où lire FredMilli
Jobougon - Rimes volées
Proustitude
Elle en avait des envolées celle-là,
Mais des comme ça, ma foi !
Ça ne ressemblait à aucune paupière,
C'était pas l'affaire à saint-Pierre.
Ça sentait bon le pain de mie, ici,
Comme une tour Eiffel de Paris, aussi.
Dans sa boite à outil, pèle-mêle, pelle et truelle,
Chantaient à tue-tête au dessus des ruelles.
Pas question de couper les ah bon, gazon !
Ni de fendre le toit des maisons...
Des cendres de pinson ailé chauffées,
J'avoue ça me donne des bouffées.
L'empreinte de la rue du merci,
Revenait à dire me voici.
Dans la fauve entrée rouge-gorge,
A faire souffler toutes les forges,
De cette embarcation steamer,
Qui traverserait toutes les mers,
Elle en avait des envolées celle-là,
Mais des comme ça, ma foi !
Où lire Jobougon
Elle en avait des envolées celle-là,
Mais des comme ça, ma foi !
Ça ne ressemblait à aucune paupière,
C'était pas l'affaire à saint-Pierre.
Ça sentait bon le pain de mie, ici,
Comme une tour Eiffel de Paris, aussi.
Dans sa boite à outil, pèle-mêle, pelle et truelle,
Chantaient à tue-tête au dessus des ruelles.
Pas question de couper les ah bon, gazon !
Ni de fendre le toit des maisons...
Des cendres de pinson ailé chauffées,
J'avoue ça me donne des bouffées.
L'empreinte de la rue du merci,
Revenait à dire me voici.
Dans la fauve entrée rouge-gorge,
A faire souffler toutes les forges,
De cette embarcation steamer,
Qui traverserait toutes les mers,
Elle en avait des envolées celle-là,
Mais des comme ça, ma foi !
Où lire Jobougon
jeudi 14 janvier 2016
Jérôme - Rimes volées
« De
la pupille à la paupière
de
la soupière à Saint-Pierre
il
y a au moins autant que d'ici
à
là et de là à là-bas aussi »
Toujours
Il murmurait cela en posant sa truelle
entre
la poire et le fromage, l'oeil - par la fenêtre ouverte - veillant sur la ruelle
bordée
de terrains vagues et nus - nul buisson, nul gazon,
nulle
cabane nul cabanon, et à part ce bistrot, pas la moindre maison
affichant l'affichette « ici on boit on mange on dort, plats froids
chambres chauffées »
Puis
viendrait à son tour le plus moche moment : les nouilles duement bouffées
la
serviette pliée, la truelle à la main, il articulerait « c'était
bien bon merci
Patron,
on doit combien ? C'est tant, de rien, voici
la
monnaie marquez le sur ma note » et il ajouterait, toujours, toujours, « Hélas,
pas celle ( il voulait dire la note) que chante le rouge-gorge
de
la chanson ou sanglote l'amant qui égorge la fille du vieux maître
de forge
(et au dernier couplet, il - l'amant amer ? le maître ? le traitre ? - meurt ) »; du large, le vent apporterait la
plainte d'un steamer
stupide
qui mugit lourdement sur les flots en arpentant la mer.
Arpenteur d'étoiles - Rimes volées
La dame de Ramsès
Dans les salles égyptiennes du vieux musée Saint Pierre
Sis entre Saône et Rhône, où j’habitais ici
J’aimais flâner tranquille. Je découvrais aussi
Ces grands tableaux étranges et peints à la truelle
Où des femmes lascives délaissaient leurs ruelles
Alors que des galants leur montraient le gazon
Du jardin intérieur enclos dans leurs maisons.
Elle cligna des paupières. Les rives surchauffées
Du Nil majestueux m’envoyèrent des bouffées
De chaleurs antiques. J’étais à sa merci.
Figé, muet, tremblant … et la fin, la voici :
Elle était une statue parée d’un rouge-gorge
Nefertari sublime. Mon cœur soufflait en forge.
Elle me prit par la main ; j’entendis le steamer
Approchant Philae … une île … sans la mer
Libellés :
Arpenteur d'étoiles,
Rimes volées
mercredi 13 janvier 2016
Ecri'turbulence - Rimes volées
Agrypnie en mer océane
Le jour s'engourdit. Déjà l'insomnie éperonne mes paupières.
Sera-t-elle tempête, farandole de saint-pierres
fendant le flot des larmes qui coulent ici ?
fendant le flot des larmes qui coulent ici ?
Sera-t-elle mélancolique, éparpillement aussi
de souvenirs minuscules qui s'étalent à la truelle
d'un maçon passe-partout sillonnant une ruelle ?
de souvenirs minuscules qui s'étalent à la truelle
d'un maçon passe-partout sillonnant une ruelle ?
Sera-t-elle tablier de serpillière épandu sur le gazon
avant qu'un blanc linceul ne couvre la maison ?
Ou tenture de tiretaine par le fer chauffée,
coupable d'agacements qui arrivent par bouffées ?
avant qu'un blanc linceul ne couvre la maison ?
Ou tenture de tiretaine par le fer chauffée,
coupable d'agacements qui arrivent par bouffées ?
Sera-t-elle gentillesse, plaisir, poésie ? Merci
si elle est éclaircie, si elle est chaleur. Car voici
que me visite le pitpit syncopé du petit rouge-gorge
posé sur l'almanach. J'anhèle comme un soufflet de forge.
si elle est éclaircie, si elle est chaleur. Car voici
que me visite le pitpit syncopé du petit rouge-gorge
posé sur l'almanach. J'anhèle comme un soufflet de forge.
Je respire au rythme du pop-pop du steamer
qui s'engouffre dans le roulis halluciné de la mer.
qui s'engouffre dans le roulis halluciné de la mer.
Mapie - Rimes volées
léthargie
Il réfléchit si fort, se frotte la paupière,
invoque tous les saints et finit par St Pierre
qui doit bien le savoir, pour quoi il est ici
et pourquoi d’autres pas, qui le méritent aussi.
Il l’a construite sa vie, bâtie à la truelle
joli chateau de sable, au fond d’une ruelle,
des matchs bon enfant joués sur le gazon,
des emprunts, du boulot ramené à la maison…
Des exaspérations lors de soirées chauffées
et des économies par l’alcool bouffées
Et quoi? Faudrait qu’il dise pour tout cela merci?
et sans explication aucune, St Pierre me voici?
Non non, Il réfléchit et tel
piaf rouge-gorge
prend un peu de hauteur où l’opinion se forge
Sorte de léthargie au mât de son steamer
En attendant la force de reprendre la mer.
JCP - Rimes volées
Nous
aurait-on menti ?
Mais quel est ce vent frais qui passe à ma paupière -
La nuit m'aurait conduit aux jardins de Saint Pierre ?...
Le Paradis promis s'étalerait ici,
Parmi ces galaxies - et ces trous noirs aussi...
C'est pas c'qu'on avait dit : de sa grande truelle
Le divin Créateur négligea la ruelle,
Et répandit aux champs un bien triste gazon ;
C'est laid, c'est triste ici : rendez-moi ma maison !
Fichu froid sidéral, ici rien n'est chauffé ;
Les puanteurs d'étoile sont les seules bouffées
Qu'avale ma narine : l'Au-delà non merci,
Piteuse vie future que celle que voici !
Pas de fleurs pas de fruits, pas même un rouge-gorge :
Œuvre déplorable, qui dans les Cieux se forge
A l'insu des humains - passagers d'un steamer
Qui saurait tout du ciel sans connaître la mer...
Fred Mili - Rimes volée
Il regardait la Marianne de la République au travers d’une paupière
Close. Pour lui ça ne faisait aucun doute avec la clé du Paradis Saint-Pierre
Pouvait ouvrir les portes à ceux tombés sous les balles ici
Certainement que ce passant était meurtri, un enfant parti, assassiné aussi.
Essayer de se reconstruire, de panser ses plaies, il les colmatait à la truelle
S'il se voulait tolérant il criait néanmoins vengeance. Chaque nuit dans une ruelle
Il coinçait ses bourreaux, vomissant sa peine comme un chat régurgite du gazon
Et se purge. Il tremblait malgré la cheminée, arpentant chaque recoin de la maison
Quelques jours qu'il ne dormait plus. Le cannabis qu'il inhalait bouffées après bouffées
Était sans effet. Son corps se vidait de toute part. Que certains disent « Merci »
Lui ne pouvait. Pour un concert son fils l'avait quitté. C'était déjà voici
Close. Pour lui ça ne faisait aucun doute avec la clé du Paradis Saint-Pierre
Pouvait ouvrir les portes à ceux tombés sous les balles ici
Certainement que ce passant était meurtri, un enfant parti, assassiné aussi.
Essayer de se reconstruire, de panser ses plaies, il les colmatait à la truelle
S'il se voulait tolérant il criait néanmoins vengeance. Chaque nuit dans une ruelle
Il coinçait ses bourreaux, vomissant sa peine comme un chat régurgite du gazon
Et se purge. Il tremblait malgré la cheminée, arpentant chaque recoin de la maison
Quelques jours qu'il ne dormait plus. Le cannabis qu'il inhalait bouffées après bouffées
Était sans effet. Son corps se vidait de toute part. Que certains disent « Merci »
Lui ne pouvait. Pour un concert son fils l'avait quitté. C'était déjà voici
Quelques temps, l'an dernier. Il se sentait blessé dans son âme, comme un rouge-gorge
Étalant sa couleur sang à la face du monde, blessé, respirant comme une forge
Il était temps de s'exiler sur les bords du fleuve à bord d'un steamer
D'en suivre les méandres, d'essayer d'oublier et de remonter jusqu'à la mer.
Où lire Fred
Étalant sa couleur sang à la face du monde, blessé, respirant comme une forge
Il était temps de s'exiler sur les bords du fleuve à bord d'un steamer
D'en suivre les méandres, d'essayer d'oublier et de remonter jusqu'à la mer.
Où lire Fred
Anne de Louvain-la-Neuve - Rimes volées
Rimes volées
Branlebas de combat !
Aiguilles dans les remous, lance est mon œil, serre ma paupière
Tel que l’on m’appelle, je porte sur les flancs, les marques de Saint-Pierre
Du pouce à gauche et de l’index à droite, je ne les renierai pas, je suis le chef ici
Maitre de nage, porte-étendard de l’espèce, je revendique le titre, pardi le droit aussi !
Tout là-haut sur la terre les dangereux petits hommes ont rangé les truelles
Ils ont laissé sur le trottoir la femme en pleurs, le tas d’enfants dans la pauvre ruelle
Lampé la bière jusqu’à plus soif au pub, un dernier coup, et tondu le gazon
Tout quitter, c’est de saison, leur satanée maison !
Trainé le godillot, enfilé la vareuse, ils ont gagné leur vaisseau bien chauffé
Les filets sont dressés, les pipes chargées, ils rêvent déjà à nos pêches par bouffées
Va falloir jouer serré, filer à flanc d’abysse, se faufiler, guerre sans merci
Tous avec moi, mon banc et l’arrière banc, prêts à en découdre, hardis que voici !
Ma garde, mes légions, pas question de rendre rouge-gorge
Tenons-nous prêts, allumons les soufflets de nos nageoires forges
Fuyons à tout va ces pièges de géant, ce satané steamer
Pas question de capture pour finir en garbure et dire adieu à jamais à notre mère, la mer !
Libellés :
Anne de Louvain-la-Neuve,
Rimes volées
Vegas sur sarthe - Rimes volées
Félicie aussi
La nuit est descendue telle une ombre à paupière
à peine voyait-on Miquelon de Saint-Pierre
on se couche très tôt en hiver par ici
j'ai gardé mes chaussettes et Félicie aussi.
J'avais pour armement une pauvre truelle
car on avait perçu du bruit dans la ruelle
un bruit de tombereau, de tondeuse à gazon
enfin de ces rumeurs qui hantent une maison.
Pour un prix usurpé les pièces étaient chauffées
par un poêle asthmatique aux puantes bouffées.
J'ai osé un Bonsoir, elle m'a dit Merci.
Le drap de toile molle a glissé et voici...
j'ai vu son poil aux pattes et puis son rouge-gorge
jusqu'à son noir pubis, un tablier de forge.
Ses râles ressemblaient aux Peuf-peuf d'un steamer
demain avant le jour je reprendrais la mer...
Où lire Vegas sur sarthe
La nuit est descendue telle une ombre à paupière
à peine voyait-on Miquelon de Saint-Pierre
on se couche très tôt en hiver par ici
j'ai gardé mes chaussettes et Félicie aussi.
J'avais pour armement une pauvre truelle
car on avait perçu du bruit dans la ruelle
un bruit de tombereau, de tondeuse à gazon
enfin de ces rumeurs qui hantent une maison.
Pour un prix usurpé les pièces étaient chauffées
par un poêle asthmatique aux puantes bouffées.
J'ai osé un Bonsoir, elle m'a dit Merci.
Le drap de toile molle a glissé et voici...
j'ai vu son poil aux pattes et puis son rouge-gorge
jusqu'à son noir pubis, un tablier de forge.
Ses râles ressemblaient aux Peuf-peuf d'un steamer
demain avant le jour je reprendrais la mer...
Où lire Vegas sur sarthe
Tiniak - Rimes volées
La Lune accroche sa paupière
au clocher miteux de Saint-Pierre
Comment suis-je arrivé ici ?
Tu le sais ? Je m’disais, aussi…
Fouillant mon ventre à la truelle
j’allais de venelle en ruelle
Je fais halte sur un gazon
fier de sa bourgeoise maison
Mes parois seraient mieux chauffées
si je tirais quelques bouffées
Pas de cigarette ! Merci
mais de cette âme que voici
À son poitrail de rouge-gorge
inscrit, le rêve qui me forge
Je m’embarque sur son Steamer
pris du besoin de voir la mer
au clocher miteux de Saint-Pierre
Comment suis-je arrivé ici ?
Tu le sais ? Je m’disais, aussi…
Fouillant mon ventre à la truelle
j’allais de venelle en ruelle
Je fais halte sur un gazon
fier de sa bourgeoise maison
Mes parois seraient mieux chauffées
si je tirais quelques bouffées
Pas de cigarette ! Merci
mais de cette âme que voici
À son poitrail de rouge-gorge
inscrit, le rêve qui me forge
Je m’embarque sur son Steamer
pris du besoin de voir la mer
mardi 12 janvier 2016
Laura Vanel-Coyte - Rimes volées
Mon paysage
Mon paysage s'éveille par dessous la paupière
Mon paysage s'éveille par dessous la paupière
De la piazza San Marco et de la place Saint-Pierre
Il est dans les lieux que je connais, là-bas et ici
Il participe à tous les points de vue à découvrir aussi
Il se fait à coup de nature, de travaux et de truelle
Il traîne sur les grands boulevards et dans l'infime ruelle
Il court sur le béton armé mais ne dédaigne pas le gazon
Il se cache dans les appartements d'immeuble et la maison
Aux pièces glaciales et aux dépendances chauffées
Par le soleil de midi et le milieu de vie en bouffées
Mon paysage se reconnaît aux mille baisers et merci
Que la vie derrière moi m'inspire ; le présent que voici
Est sous le signe des monuments historiques et du rouge-gorge
Que Prométhée me prête son feu et m’accompagne à la forge
Pour réparer le gouvernail et la barre de mon vieux steamer
Qui m’emmènera toujours plus loin à travers mon paysage de mer
Libellés :
Laura Vanel-Coytte,
Rimes volées
Lorraine - Rimes volées
Légère et court vêtue, du vert sur la paupière
Elle allait son chemin vers la place St Pierre
Diantre, dit le suiveur, qui vient-elle voir ici ?
Intrigué et curieux, il y alla aussi
Devant lui, à deux pas, munie d’une truelle,
Preste elle s’engagea dedans une ruelle
Aux pavés incertains, jusqu’au plan de gazon
Qui tapissait le sol autour d’une maison
Des gens entraient, sortaient, leurs truelles chauffées
Dégoulinaient de pâte et lançaient des bouffées
Gourmandes de pain cuit.
Il entendit. « Merci
Pour la fête je vends les gâteaux que voici «
Il prit donc la truelle et tel le rouge-gorge
S’adapta aussitôt. Pour la belle à la forge
Il renonça alors au
voyage en steamer
Et, unis pour toujours, vécurent au bord de mer.
Claudie - Rimes volées
De ce chambardement, je suis las et ferme un instant ma paupière
Malgré le cœur en feu, titillé par la crosse de Saint-Pierre.
Simples pécheurs, ne restez pas ici,
Et retirez vos filets aussi.
De lourdes nuées passées à la truelle,
Telles des gorgones échevelées dans la ruelle,
Essaient de pénétrer votre maison
Et de mordre la candeur de votre gazon.
Ma cheminée de braises chauffées
Crache d’incandescentes bouffées.
Ne me dites surtout pas merci
Pour le spectacle que voici.
N’est-elle pas généreuse ma rouge-gorge ?
Et tonitruants les remous de ma forge.
Couvrant le bruit strident des sirènes d’un steamer,
J’explose et noie ma fureur dans la nuit de la mer.
Malgré le cœur en feu, titillé par la crosse de Saint-Pierre.
Simples pécheurs, ne restez pas ici,
Et retirez vos filets aussi.
De lourdes nuées passées à la truelle,
Telles des gorgones échevelées dans la ruelle,
Essaient de pénétrer votre maison
Et de mordre la candeur de votre gazon.
Ma cheminée de braises chauffées
Crache d’incandescentes bouffées.
Ne me dites surtout pas merci
Pour le spectacle que voici.
N’est-elle pas généreuse ma rouge-gorge ?
Et tonitruants les remous de ma forge.
Couvrant le bruit strident des sirènes d’un steamer,
J’explose et noie ma fureur dans la nuit de la mer.
Jacou - Rimes volées
Fish and ships
Alourdie et visqueuse la paupière
Du grand Saint-Pierre
Échoué, ici
Ses congénères, aussi.
Écailles raclées à la truelle
Jetées à la ruelle.
Un vague décor imitation gazon
Nous sommes dans une bonne maison.
Pièces mal chauffées
Odeurs de friture par bouffées.
Repoussent sans merci.
Même les affamés que voici.
Le curieux et furtif rouge-gorge
S’éloigne de ce lieu où se forge,
Bien loin de l’ambiance élégante d’un steamer
La cuisine nauséabonde, pour poissons de mer.
Alourdie et visqueuse la paupière
Du grand Saint-Pierre
Échoué, ici
Ses congénères, aussi.
Écailles raclées à la truelle
Jetées à la ruelle.
Un vague décor imitation gazon
Nous sommes dans une bonne maison.
Pièces mal chauffées
Odeurs de friture par bouffées.
Repoussent sans merci.
Même les affamés que voici.
Le curieux et furtif rouge-gorge
S’éloigne de ce lieu où se forge,
Bien loin de l’ambiance élégante d’un steamer
La cuisine nauséabonde, pour poissons de mer.
Chri - Rimes volées
Célèbre.
Ils finiront par t’arracher les
paupières
Et tu pourras invoquer Saint Pierre,
Ils enquêteront sans pitié jusqu’ici
Ils parleront de ta sœur, de ta mère
aussi.
Ils manieront la vérité à coups de
truelles
Et laisseront tes restes dans les
ruelles
Alors, ta vie engraissera leur gazon,
Ajoutera des piscines à leurs maisons.
Ils poseront sur des pierres
chauffées
Ta vérité, la tienne, qu’elle soit
bouffée
Par les paparazzis, ces hyènes sans
merci
Qui écrivent dans Gala, dans Voici.
Ta mésange, ton piaf et ton rouge
gorge,
Sur la place publique, au creux des
steamers,
Comme on jette des nouvelles à la
mer.
Jacques - Rimes volées
Je me souviens d'un autre grain de sable sous ma paupière
A Rome, place Saint-Pierre
Bien loin d'ici,
Mais un inconfort certain, là aussi,
Comme cet autre jour quand je maniais la truelle
Pour réparer un escalier étroit, au fond d'une ruelle
Dans un paysage du sud où rare est le gazon
Où je conserve de quelque aïeul la maison
Aux petites pièces mal chauffées
Lorsque le vent d'hiver apporte l'air glacé des montagnes par bouffées.
Un collyre bienvenu soulage, merci
Et de nouveau, la vision claire, voici
Que dans la haie je peux contempler le rouge-gorge
Qui sa ritournelle toujours forge
Plus élégante que la corne d'un steamer
Ou le cri strident d'une hirondelle de mer.
Où lire Jacques
A Rome, place Saint-Pierre
Bien loin d'ici,
Mais un inconfort certain, là aussi,
Comme cet autre jour quand je maniais la truelle
Pour réparer un escalier étroit, au fond d'une ruelle
Dans un paysage du sud où rare est le gazon
Où je conserve de quelque aïeul la maison
Aux petites pièces mal chauffées
Lorsque le vent d'hiver apporte l'air glacé des montagnes par bouffées.
Un collyre bienvenu soulage, merci
Et de nouveau, la vision claire, voici
Que dans la haie je peux contempler le rouge-gorge
Qui sa ritournelle toujours forge
Plus élégante que la corne d'un steamer
Ou le cri strident d'une hirondelle de mer.
Où lire Jacques
JCP - Rimes volées
Lendemains
Impossible d'ouvrir, tout colle à ma paupière.
Ô liqueur mes amis, des chartreux de Saint Pierre -
Aux rudes lendemains, je le sens bien ici :
Le crâne douloureux et l'estomac aussi !
Voici dans le miroir, coiffés à la truelle,
Tous mes pauvres cheveux : envolée la ruelle
Qui faisait tout mon chic, séparant mon gazon.
Rapide coup de peigne, et quittons la maison...
On frappe à mon oreille et mes joues sont chauffées,
De la verte liqueur remonte une bouffée.
Dès lors régime sec : "- Un verre, non merci !"
Mais c'est mon ami Jean, c'est bien lui, le voici...
..."- Un verre, non merci !" - j'en ai la rouge-gorge
Et ma face enflammée exhale un vent de forge ;
A mon crâne en furie un sifflet de steamer
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