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dimanche 26 avril 2015

CristelD - Rose et rainette

La rose et la rainette

Pauvre rose !

Elle est si seule dans ce vaste jardin…

À peine éclose, sous la fraîcheur matinale, elle est belle avec ces gouttes de rosée qui scintillent.

Mais sa solitude lui pèse.

Elle est la dernière des roses qui ont fleuries dans ce petit paradis.

Dorénavant les autres sont toutes fanées.

Elle sent une larme qui glisse le long d’un de ses pétales.

Midi arrive.

La chaleur se diffuse progressivement.

Les odeurs de terre et des autres plantes s’élèvent.

Et elle la voit.

Cette charmante petite chose luisante et verte chante juste à côté d’elle, accroupie sur cette pierre plate qui borde la mare parsemée de petites lentilles vertes qui bougent au moindre souffle de vent.

La rose incline sa belle tête rouge sombre vers elle, doucement.

Elle l’écoute.

Mais un bruit de pas résonne, et la jolie rainette se tait brutalement. Elle est en partie dissimulée sous une feuille verte, aussi brillante que notre gentille et élégante batracienne.

Une fois que l’intruse présence est partie, elle recommence son chant.

Notre rose est heureuse : elle n’est plus seule !

Mais la fin de la journée arrive, et la verte compagne disparaît pour sans doute se réfugier dans un creux quelconque, ou plonger dans l’eau !

Et notre rose est de nouveau triste. Néanmoins, face à la nuit qui tombe, elle espère…

Au matin, la rainette est déjà là, et chante de nouveau pour elle.

Les jours qui suivent voient cette scène se répéter.

Mais la rose se flétrie et petit à petit perd ses pétales veloutés, et leur couleur intense se fane, inexorablement.

Il ne reste bientôt plus d’elle que la tige verte qui supportait sa beauté éphémère.

Notre petite rainette est seule, si seule.

vendredi 24 avril 2015

Mamily - Rose et rainette

Rose et rainette.

C'est arrivé par une belle matinée de printemps.
Dans la roseraie, les fleurs se balançaient harmonieusement, en cadence, au gré de la brise légère qui les caressait.
Elles se mirent à papoter. Un doux murmure se propagea dans la plantation.
Chacune y allait de sa pensée du jour, des potins, de mots d'humour selon l'envie.
Une rose blanche "Baie des Anges'', bouleversée, demanda le silence !...
" Ecoutez-moi !....... Il nous arrive quelque chose d'inouï !"
Le silence régna.
"Ce matin, j'allais saluer la plus belle d'entre nous : la superbe ''Ingrid Bergman'', quand j'ai aperçu au milieu de ses pétales tout étalés, comme pour offrir un réceptacle douillet, devinez!...."
" Abrège.....vite....dis-nous !.....qui ?.....quoi ?..... Disent en cœur les élégantes voisines aux robes colorées et raffinées."
"Je ne pouvais y croire...... je me frottais les pétales..... et j'ai vu....  bien vu.... devinez !....."
"On n'en peut plus d'attendre !....allez !...raconte !......"
 Une rainette, oui, une rainette vautrée en plein cœur de sa Majesté !......
Elle doit y être encore.....! Redressez-vous un peu et penchez-vous vers la gauche, vous pourrez la voir !"
Les roses s'exécutent et hochent la tête : L'une d'elles enchaîne :
"Ce n'est pas possible !....comment a-t-elle pu accepter, elle, l'aristocrate, le symbole de la passion, du respect...... un être aussi or...di...naire !.......
Une rainette ce n'est pas de notre monde !!... pouah !....elle doit sentir mauvais !! et quelle laideur !! De quoi gâcher la splendeur de la ''reine des fleurs'' Elle......"
"Cessez donc de calomnier !!..... Dit la bienveillante rose ''Landora'' jaune d'or. Quoi de plus noble : offrir son cœur à une rainette égarée !.... Cette union de l'orgueil et de l'humilité me réjouit. Mes sépales en frétillent de plaisir !...."
Silence....
Un peu plus loin, la rumeur continue de se répandre et la sévère ''Cardinal de Richelieu'', pourpre violacée, qui inspire respect et déférence déclare :
"Je condamne vivement ce jumelage qui n'est pas digne de notre population ! La Reine''Ingrid Bergman'' ne va pas tarder à être déchue de son trône !! En tous cas, elle ne jouira plus de ma considération. Sa beauté unique et son parfum incomparable sont déclassés par son attitude ! A quoi servent nos épines si on ne les utilise pas pour se débarrasser des opportuns ?......"
Un petit bouton de rose à peine éclos d'un rosier blanc''Opalia'', symbole de pureté, de loyauté, d'innocence, ose d'une voix timide :
"Et pourquoi n'aurait -elle pas le droit d'accepter la différence ? Maman me recommande toujours de n'exclure personne !...."
''Cardinal de Richelieu'' de souligner :
"Sais-tu, jeune présomptueux, que tu es né dans le royaume des Roses, fleurs uniques, qui incarnent aussi bien l'amour, la passion, la noblesse, le raffinement …..et j'en passe !.......
Sais-tu que nous existons depuis l'antiquité? Nous étions sacrées, symbole de beauté et d'amour. Nous représentions Aphrodite pour les grecs et Vénus pour les romains, ce n'est pas rien !!!
Tu ignores, vu ton âge, que Cléopâtre reçut son bien aimé dans une chambre remplie de pétales de roses ?.....
Le batracien que Sa Majesté a accueilli sur son cœur, est loin de nous ressembler.
C'est laid une grenouille ; ça des yeux globuleux, ça coasse, ça sent mauvais ! ça a une peau granuleuse !! Rien de comparable avec le velouté de nos robes.
Si nous nous mettons à fréquenter ce genre d'individus, il en va de notre réputation si célèbre dans le monde entier !"
''Black Baccara'',aux fleurs ''vieux Bordeaux'', rivale directe de "Cardinal de Richelieu'" redresse la tête, expose ses splendides boutons noirs aux rayons de soleil qui leur donne un éclat particulier, et intervient :
"Hum !.... Hum !.... Je me permets de vous faire remarquer, que nous ne sommes pas les seules à être référencées dans l'histoire. Les grenouilles sont citées dans les contes et même dans la Bible !....."
Cardinal de Richelieu, ne supporte pas la contradiction :
"Oui, mais, très chère, toujours dans des situations désastreuses ! Peut-être oserez-vous citer les dix plaies d'Egypte et l'invasion des batraciens !..... quant aux contes...., les princesses transformées en grenouilles par un sortilège attendent qu'on les délivre de leur sort !!!! Oserez-vous attribuer quelque noblesse à ces affreuses choses ?....."

Une terrible rafale de vent, mit fin aux discussions, chaque rose rassemblant toutes ses forces afin de ne pas courber le dos.
Qui sait ce qu'il advint de la rainette.....?

jeudi 23 avril 2015

Lorraine - Rose et rainette

LA ROSE ET LA RAINETTE

Une rose rêvait de devenir princesse
Née au soleil de mai parmi les papillons
Le zéphyr la berçait et chantaient les grillons
Sa grâce évanescente et son port de déesse

Douce et tendre pourtant, de velours corsetée
Elle aimait les lézards, les frelons, les abeilles,
Le petit monde vert et l’odeur de la treille
Et l’herbe où coassait, timide et enchantée

Une rainette verte et que l’amour hantait,
Un amour éperdu pour la rose esseulée
Or, une fée passa, invisible et voilée
Qui de sa main frôla, comme en un menuet

L’amoureux engourdi et la rose seulette
L’un et l’autre éblouis du bonheur d’être deux
Furent soudain ce couple épris et lumineux
Que la vie réunit parfois à l’aveuglette

ENVOI

Qu’importe l’illusion et son espoir trompeur
Il est bon de rêver à l’impossible étoile
Puisque nous savons bien que le destin brutal
Alterne sans pitié la joie et le malheur

mardi 21 avril 2015

Lilousoleil - Rose et rainette

La rose et la rainette

Un jeune crapaud se mourait d’amour pour une grenouille des alentours. Il en était tellement épris qu’il en perdait l’appétit. Faut dire qu’elle était belle la coquine ! Sa peau d’un vert jade paraissait la plus douce du monde ; ses reflets irisaient toute la mare. Il avait beau lui lancer des regards énamourés, lui faire des yeux de merlans frits, elle ne voyait rien... Elle ne pensait à rien, elle ne faisait rien… Il lui offrit des nénuphars géants les plus rares et les plus parfumés, les Nymphéas de Monet, les meilleurs photos de Depardon… Elle resta de marbre.
Le vieux crapaud, le sage de l’étang lui suggéra de l’envoyer aux pelotes, mais qu’aura-t-elle fait sans aiguille pour tricoter.
C’est la vieille Noiraude qui broutait pas loin qui trouva la solution. Elle se souvint qu’une grenouille avait voulu s’enfler pour lui ressembler ; ses copines après l’avoir encouragée s’étaient lassées de sa bêtise et l’avait envoyée sur les roses.
Depuis, elle squattait la fleur en s’agrippant comme une naufragée.
Le jeune crapaud sécha ses larmes, acheta des roses, plein de roses et les offrit à l'élue de son cœur…
Ont-il vécu un grand amour ? Je n’en sais rien. Mais je sais que chaque matin, à l’heure où la rosée perle encore, on voit une rainette allongée en plein cœur d’une rose rouge vif !

Blick - Rose et rainette

Pâques à Saint Arnoult

Sitôt les beaux jours arrivés, nos psychiatres nous plantent là pour deux semaines, prétextant d'un air gêné des raisons confuses : baisse d'effectif, prise de congés, expérimentation de nouvelles formules thérapeutiques toujours en cours de rodage… Mais moi je connais la vraie raison : les beaux jours revenus, ils n'ont plus rien à faire de nos souffrances, préférant vaquer à leurs chasses aux œufs de Pâques, à leurs petits-enfants (ils ne sont plus tout jeunes) et leurs bulbeuses de printemps. Ils finiront par me rendre fou.

Ô ces dimanches à l'hôpital. « Le ciel est par-dessus le toit, si bleu, si calme ! », la belle affaire, quelle belle jambe cela me fait. Où sont donc passés mes semblables. Pour ceux des patients qui ont une famille, celle-ci, avec l'accord de l'interne de garde, les a récupérés pour le week-end pascal, bon gré mal gré. Dans les couloirs ne grincent plus que les roues des chariots transportant des repas en barquettes d'aluminium, à heures fixes comme une liturgie monastique. Les serpillières gorgées d'eau savonneuse, après avoir glissé toute la semaine sainte sur les carrelages de l'Assistance Publique, se sont affalées dans quelque placard et tues. Pendant ces longs week-ends d'ennui le ménage laisse à désirer. Or je désire.

C'est vrai qu'il fait doux de l'autre côté de la fenêtre grillagée. J'enfile une camisole à manches courtes et sors me promener, me sauvant par un interstice, sans savoir si c'est pour de vrai ou seulement dans la tête. Où sont donc passés mes semblables, j'aimerais tant en rencontrer quelques-uns. Parti de la Pitié-Salpêtrière, je marchai si longtemps que j'arrivai à la barrière de péage de Saint Arnoult, où j'étais sûr d'en trouver en grande quantité, ainsi que Bison futé nous l'avait annoncé la veille dans la salle de télévision où nous passons nos soirées, mornes et silencieux.

Toutes ces voitures ! Comme je m'en veux de ne pas avoir appris à conduire. Quand il y a quelques années sont apparues les premières automobiles, j'ai cru à une mode passagère, j'ai raté le coche, je n'ai pas fait diligence, et me voici à la traîne, à la remorque, le dernier qui n'ait pas son permis ! J'enrage, tout en scrutant les conducteurs.

Mais en vain. Un ours passe, qui conduit une grosse berline. Puis une gazelle, une patte accoudée à la portière, l'autre pianotant négligemment sur le volant gainé de cuir de son cabriolet. Un couple de chameaux tire une caravane. Un lion fait rugir son moteur. Un cerf en décapotable, dont la ramure se détache sur le ciel, brame d'impatience, poursuivi par une meute d'épagneuls en 4x4. Mais où sont passés mes semblables.

De guerre lasse, je m'éloigne du péage et me rends à l'église, que secouent des volées de cloches. La résurrection est un grand succès, les paroissiens qui sortent de la messe sans me voir achètent des gâteaux et des pièces montées à la pâtisserie d'en face. Je pénètre dans cette fraîcheur qui sent la cire, l'arum et l'harmonium. Mais les églises ont changé. On a remplacé les bénitiers. C'était, jadis et naguère, tantôt un coquillage exotique, tantôt un bassin en pierre de taille nacré de marbre ou d'albâtre. A la place, on a mis des corolles de roses écarlates, garnies de délicates gouttes de rosée. Les grenouilles de bénitier, qui ont coutume de s'y rafraîchir, en sont vertes de contentement.


Quand le soir tombe après vêpres du côté des Grands Meurgers, soudain je me rappelle que je risque de rater le JT, or j'aime à le regarder pour avoir des nouvelles des bouchons au péage de Saint Arnoult, en compagnie de mes semblables les plus vraisemblables, vêtus de pyjamas zébrés, et je chemine pour rentrer, empli de lassitude, sur la bande d'arrêt d'urgence.


samedi 18 avril 2015

Nounedeb - Rose et rainette

Nélectronique

Odeur de mouffette contrariée
Entrée par narine gauche d’un nez
Conclusion : ça ne sent pas la rose.

La fragrance d’une rose parfumée
Par la narine droite du même nez
Pourquoi la puanteur s’impose ?

Électroniciens affolés
Bidouillez le stéréodonez :
Pas un détail si il implose…

Stouf - Rose et rainette

Une grenouille bachelette
A une rose désirait conter fleurette
Mais...elle se sentait trop bête.
Pourtant, en elle venait une jolie cabalette
Et la cantabile dans son coeur lui tournait la tête.

Elle prit son courage à deux pattes
Et des autres son banduria spartiate:
Pourtaaant que la campagne est belleuue
Comment peut-on s'immagineeer
En voyant un vol d'hirondelleuue
Que les pucerons viennent d'arriver ? 

La belle rose, du haut de sa tige,
Au mot PUCERONS se fige.
Elle s'adresse ainsi à la pauvre coquette
N'ayant plus toute sa tête :
L’inimitié que je te porte.
Passe celle, tant elle est forte,
Des aigneaux et des loups,
Jeune sorcière deshontée ! 

Eh zyva la bêcheuse,
T'es rien qu'une pauve chieuse!
S'énerve la batracienne.
Là ch'uis vénère, sale hyène !
Faut que j'vais nager,
Y en a marre de cette constipée !
Et plouf !
Elle quitte la pouf.

Aaah...le malaise des banlieues !
Pense la fleur, en son esprit migraineux.
Puis elle continue sagement à s'ennuyer,
Petit à petit, toute seule, se fâner.
Bientot elle va mourir, perdre sa vie.
Et...de la rainette elle se languit.
Mais une chansonnette
Trotte au fond de sa tête:
Pourtant, que la campagne est belle...

Bagottier : n. m. Niais, nigaud. " Couvrez-vous bagottier. " (La Curne)
Débagouler : (dé-ba-gou-lé). 1° V. t. Terme bas. Vomir 2° V. t. Fig. Débagouler un torrent d'injures.

vendredi 17 avril 2015

Tiniak - Rose et rainette

ROSE CRAPAUD

Comme à l'heure était l'heure où se formaient les nœuds
puisqu'il allait falloir bientôt fermer les yeux

Comme sur le chemin d'une école inconnue
dont la leçon viendra d'une peine incongrue

Comme au moment de dire : « Oh, je suis fatigué… »
et que trépigne l'Autre, au coin de l'oreiller

Comme dans le poing meurt une terre infertile
que tu voulais pour sol, moi pour obscure idylle

Une fleur au jardin a mieux cambré le dos
pour faire un abri vert à ce Rose-Crapaud

Dans l'abri végétal
une peur animale
espère un franc sommeil

Plus loin, la mer étale
des mouvances fractales
où sombre le soleil













Où jeter une Balle d'Or...

JCP - Rose et rainette

Malefleur

Plus verte que la feuille
Elle allait quoi qu'on veuille
Faisant offrande aux fleurs
De surplus intérieurs.

Humide batracienne
Et bonne citoyenne,
Seule la rose aimée
La voyait soulagée.

Comme il n'est point de mal
Que de croquer des pommes,
Le bien de l'animal
N'est pas celui de l'homme...

Lors cent générations
Reçurent l'héritage
Voulant qu'on se soulage
Aux roses d'excrétions.

Dès lors dans les jardins
La place devint nette :
Ni roses ni rainettes -
Il est de tristes fins.

Où lire JCP

Zoz - Rose et rainette

~ un peu de repos sur un lit de pétales
le temps d'observer l'insecte qui vibrionne sur l'eau
gourmandise amère
saliver
déjà mes cuisses se préparent au saut ..
zoz ..

mercredi 15 avril 2015

Clémence - Rose et rainette

La rose et la rainette ou le voyage au bout de mes pensées.

 « ce que vous inspire la photographie » … une rainette assoupie sur le cœur d'une rose  quelque peu fatiguée.

Un beau grand rire me secoua !
Gonflée, l'équipe des Impromptus, après « La délicatesse des liaisons », voilà qu'arrive le Prince Charmant et sa Belle Épanouie ! Le chemin de vie à rebrousse poil ! Habituellement, les jeunes filles en fleurs rêvent du Prince Charmant, pensent l'avoir trouvé, festoient grandiosement pour annoncer la bonne nouvelle et la partager dans la liesse et les grandes pompes !
Et puis, un jour, le Prince Charmant se révèle ne pas être tout à fait charmant et la Belle Rose montre ses épines. De quoi griffer le contrat et ses promesses en long et en large...

Une nouvelle pensée succéda à mon rire :
« Décidément,  les stéréotypes ont donc la vie dure ! »
Pensée que je dépliai comme un éventail !
Les petites filles naissent dans une rose… et oui, on a vite fait de découvrir qu'elles utilisent les épines avec une adresse remarquable!
Les petits garçons naissent dans les choux, ils sont mignons tout rond, mais on découvrira aussi qu'ils sont dotés de petits poings qui vous envoient dans les choux !
Les Princesses attendent leur Prince Charmant. Il y en a qui doivent attendre longtemps, très longtemps et user de pas mal de subterfuges !
Corollaire : les Princes Charmants savent qu'ils sont attendus et donc, n'en font pas de trop ! La preuve qui se confirme par ces quelques notions de zoologie et biologie : chez toutes  les espèces animales (ou presque) , ce sont les mâles qui ont les plus beaux atours...
Les Princesses attendent des paquets-cadeaux : bijoux, toilettes, voyages...
Oui, mais, les Princes Charmants sont-il disposés à recevoir le paquet-corvées : courses, lessives, ménage, vaisselle…
(Au  passage, j'en conviens, ce sont eux qui imaginent mille merveilles pour  faciliter les tâches et corvées dites ménagères)
Voilà donc les premières idées qui ont déboulé et sur lesquelles se sont superposées les paroles   « Femme libérée »  et les images de « Va voir maman, papa travaille »

Avec un peu de sérieux, une autre pensée pointa son nez. Non plus caricaturale comme la précédente, mais temporelle cette fois.
C'est incontestable, les femmes ont déjà fait du chemin en une soixantaine d'années, mais c'est encore à elles qu'on demande :
- Qu'est-ce qu'on mange ?
- Où est rangé mon…, ma…., mes ….
- Quand est-ce que tu rentres ?
- Tu sors seule ?

A cette liste d'inspirations, j'ajouterai cette  question impertinente quant à la présence de la « rainette verte» sur le cœur de la rose. Je me demandai si un créateur en mal d'orthographe n'avait pas créé, à mon insu, un nouveau titre royal, intermédiaire entre Princesse et Reine ? », à savoir, celui de Rainette !

Trêve de plaisanterie, place à la dernière étape véridique du voyage au bout de mes pensées .
« Un soir d'été, nous nous étions rendus, avec trois couples amis, sous une tente berbère (en Provence tout de même) pour un dîner de retrouvailles. Tout à coup, nous entendîmes les hôtes de table voisine pousser de grands cris et s'agiter. Un crapaud festoyait en passant sous les tables. Arriva le moment où, immobile et comme hypnotisé, il regarda vers notre tablée . Les conversations reprirent , jusqu'à l'instant où je poussai un hurlement: le crapaud avait pris place sur mes pieds nus.

Je n'ai pas pris la bestiole pour lui donner un baiser.
J'ai déjà mon Prince Charmant et je le garde !

Moralité :
Rainette  prends garde à ne pas tomber, car si la rose est pareille à celle de Ronsard...

mardi 14 avril 2015

Nounedeb - Rose et rainette

Les bébés naissent dans les roses
C’est ce que l’on nous dit petits.
Les cigognes les portent, et posent
Ces enfants dans leur petit lit.

Bien au chaud au creux de la rose
La reinette jouit de cet abri.
Les grenouilles sont peu de chose
Quand les cigognes font leur nid.

Les bœufs ruminent, gueule close.
La rose en sera défleurie
Si elle grossit et qu’elle explose.

Les cigognes avec appétit,
Pour ne pas souffrir de sclérose
En mangeront tous les débris.

Où lire Nounedeb

Plume vive - Rose et rainette

Ben voilà, comme d'habitude, ce sont toujours les mêmes qui sont punis. Allez rendre service, moi, je vous dis ! Elle me demande d'aller lui chercher quelques grillons et bien entendu, que je m'adresse à notre voisine de nénuphars qui en fait le commerce n'a pas plu à madame. Évidemment que non. C'est sur les roses que madame m'a envoyé dès qu'elle m'a vu arriver du trottoir d'en face, malgré ma gueule pleine d'insectes charnus. C'est ma faute à moi, si je n'aime pas chasser et que la voisine détient les plus beaux spécimens de l'étang ? Elle le savait, la bougresse, quand on s'est acoquiné, que je n'étais pas porté sur la chose. Mais peu importe, je vais en profiter pour faire un somme, je ne connais rien de plus moelleux qu'un cœur de rose pour piquer un roupillon et se refaire une santé. Et la prochaine fois que madame me demandera de ramener la pitance, c'est elle, que j'enverrai sur les roses ! Non mais !

Ghislaine - Rose et rainette

Elle se veut rouge.

La rainette en avait assez d'être verte,
Plus qu'assez qu'on la confonde
avec la verdure ou les fleurs
du bassin d'eau !

Elle avait entendu parler par çi par là,
que les flamands roses étaient roses car
ils mangeaient des crevettes roses !
Pourquoi ne pourrait – elle pas elle ??

Pas des crevettes bien sur car elle , elle se voulait Rouge 
Rouge comme les roses rouges du jardin.
Pourquoi ne pas goûter ces roses rouge ?
Pourquoi ne pas se fondre en elle ?
Rouge !! Ahh rouge c'est fou !!

La rainette mangea, mangea, plusieurs roses rouges...
Elle enfla, enfla, enfla tant qu'elle éclata au matin
dans la rosée fraîche et que plein de pétales se
répandirent dans le jardin des roses
comme un tapis de velours …

Elle mourût d'avoir trop aimé le rouge !

Chri - Rose et rainette

Les reinettes et la rose.

___ Bon d’accord, les rainettes peuvent naître dans les roses, ça peut se tenir, mais les éléphants, alors ?
___Ben facile t’as jamais entendu ?
___Nan.
___Dans les magasins de porcelaine, évidemment.
___J’ai toujours cru que c’était les cochons qui naissaient là-dedans.
___Ah non, les cochons c’est dans les poubelles.
___Ah ben tu vois, je mélange tout parce que je croyais que dans les poubelles c’était les danseuses.
___ Les danseuses ? Et pourquoi donc ?
___ La poubelle pour aller danser ça ne te dit rien peut-être ?
___ Dis donc tu es un poil confuse, non ? Ça devient difficile de converser avec toi.
___ On ne dit pas converser mais conserver et c’est vrai que je le suis mieux que toi…
___ Dis donc tu es un peu confuse, ça ne va pas être facile de converser avec toi.
___ Tu te répètes, je te signale…
___ C’est que j’ai si peur d’oublier…
___ Allez Mesdames, il est l’heure de rentrer maintenant, la verveine infuse.
___ V’la l’autre qui ramène sa science…
___ Ah tu vois qu’on dit infuse pour la science et pas confuse…
___ Ouh je vais arrêter de parler avec toi, moi. C’est sans queue ni…
____ Sans queue ni nouille !
___ Sans queue ni grenouille.
____ C’est toi la nouille, viens, rentrons vite avant qu’ils ne nous rentrent.
Vieillir n’est pas si rose, tu sais…
___ Mais oui ma reinette jolie. J’arrive. J’arrive...


Où lire Chri 
et où voir ses photos

lundi 13 avril 2015

Vegas sur sarthe - Rose et rainette

Poire ou éconduire, il faut choisir

Lassée de son échelle à prévoir le climat
une rainette verte s'en vient d'humeur morose,
au jardin où fleurit la plus belle des roses
lui suggérant la chose en tout anonymat.

Notre crooner des mares - à force décibels -
connaissant la chanson sur le bout des pelotes
dilate son organe et propose la botte
à la reine des fleurs, une pourpre Isabelle.

En roi de l'escalade il voudrait la grimper
et saisir aux aisselles la belle épanouie
qui devant tant d'ardeur se pâme, s'évanouit.

Dans son kamasutra il n'a que l'amplexus,
de l'amour elle ignore jusqu'aux rimes en sus,
l'envoyer sur les roses ne saura le stopper...

Jacou - Rose et rainette

To be or not to be


Je sais de source sûre, que garçons, dans les choux, sont fabriqués,

Tandis que filles, dans les roses, sont conçues.

Aujourd’hui, mystère de la science, ce phénomène nouveau,

Bébé fille, en rainette déguisée, sur une rose déposée.

Une autre supposition, à l’esprit, me viendrait :

Sachant la fringale en batraciens, de cigogne porteuse de nouveaux nés,

Serait-ce  oubli généreux de sa part, ou mauvaise vue de notre volatile ?

Devant ce phénomène inexplicable, 

Existentiellement dérangeante, une question me hante :

Qui suis-je ?


Où lire Jacou

Tisseuse - Rose et rainette

La rainette et la rose

Dans un jardin de belle France
Une grenouille aimait les fleurs
Quoi de plus naturel en somme
Qu’une grenouille ait cette chance
Car ce jardin était si beau
Et ses fleurs de belle prestance
De l’une à l’autre comme on danse
Ou dans un corps à corps si chaud

Dans un jardin de belle France
Une grenouille aimait les fleurs
Cela faisait sourire ses sœurs
A la limite d’insolence
Pour ce batracien renifleur
Amoureux fou de leurs fragrances
La grenouille pensait à ses fleurs
Très tendance

Dans un jardin de belle France
Une grenouille aimait les fleurs
Ca jasait pas mal à Honfleur
Dans le marigot d’obédience
« qu’est-ce que ce têtard têtardise
ce vieux crapaud, mais quelle outrance
se pavane ainsi d’importance
loin de la boue quoi qu’on en dise »

Dans un jardin de belle France
Une grenouille aimait les fleurs
Elle leur parlait de cœur à cœur
Même si c’était le silence
Qui répondait à ses ardeurs
C’est ainsi qu’un jour sans méfiance
Elle fut cueillie par un pêcheur
…pour sa panse

Dans un jardin de belle France
Une grenouille aimait les fleurs
…..

(inspiré de la chanson "Le coq et la pendule" de Claude Nougaro)

Semaines du 13 avril au 26 avril 2015

Après la délicatesse des liaisons quel meilleur enchaînement qu'une rose offrant son cœur à une rainette verte ?

En vers ou en prose, au propre ou au figuré, écrivez-nous avant dimanche 19 à minuit et à l'adresse habituelle impromptuslitteraires[at]gmail.com, ce que vous inspire la photographie ci-dessous. 



Vous pouvez constater que vous avez très exceptionnellement un délai supplémentaire d'une semaine pour ce thème.
Non, ce n'est pas la semaine de bonté chez les Impromptus :)
Mais deux raisons à cela : une baisse d’effectif dans notre tout petit groupe d'administrateurs du fait de congés de certains, et le souhait de continuer à tester de nouvelles formules pour notre nouveau site qui, nous vous le rappelons, est encore en cours de rodage.

Toutes vos remarques et propositions sont d'ailleurs les bienvenues en ce sens. Et bien entendu vos idées de futurs thèmes !

Nous vous souhaitons de très bonnes semaines !