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vendredi 5 juillet 2019

Laura Vanel-Coytte - Discours

Comme j'ai peu de famille présente à mes côtés, à part mon mari, comme toujours et peu d'amis, à part lui encore c'est un post sur mon blog que je tiens depuis 2006 que j'adresse  à ceux qui me lisent , s'intéressent à moi(à ce(ux) que j'aime) et donc  m'aiment.

J'ai écrit 161 textes pour les Impromptus littéraires depuis 2015 soit environ 30 textes par an.
Ceci sera donc mon 162 e (et dernier) texte pour ce site  qui ferme ses portes.
Comme tout le monde (je pense), lorsque je lis(ais) la nouvelle consigne le lundi, soit j'avais tout de suite une idée pour écrire un texte soit j'avais en tête un texte déjà écrit, qui pouvait coller au thème
soit enfin,  le thème me laissait perplexe et je cogitais, relisais et écrivait... ou pas.

Je voulais reprendre tous mes textes postés aux impromptus (Laura Vanel-Coytte) mais ce serait trop long de me re-souvenir dans quelle catégorie chaque participation se situe.
Je pourrais aussi regarder dans mes propres archives ou mon blog pour voir quel texte a été réutilisé.
Mais je me contenterais de lire quelques textes pour constater que les Impromptus m'ont permis de faire ressortir mes souffrances physiques (Drapeau blanc), de parler de mes auteurs préférés (Un crime), d'évoquer mon double Cannelle (La délicatesse des liaisons) de jouer avec les mots (Soleil) et les chansons qui me trottent dans la tête, de me rappeler mes 45 ans, de parler de mes paysages (votre-clair-de-lune), d'évoquer mon féminisme (portraits-de-femmes), de m'exprimer comme François Hollande dans un célèbre discours (etc.)...
Les Impromptus me bousculent dans mes habitudes et me confortent dans ce que j'écris et ce(ux) que j'aime : comme mon blog, mes livres auto-édités, mes textes chez les Impromptus sont mon reflet, mes combats, mes certitudes et mes contradictions.

lundi 24 juin 2019

Laura Vanel-Coytte - Nouveau partage

Voilà ma re-participation qui définit ce qu'est le thème des Impromptus littéraires: une occasion de bosser ou de reproposer un texte déjà écrit (comme aujourd'hui) ou de bâcler un texte qui sera peut-être quand même bon... ce n'est pas à moi de le dire : 


Impromptus littéraires


Impromptus : peut être à la fois un poème bien préparé et ce qui est fait sans préparation

[1]. 
Moi-même parfois, je peaufine ma participation aux impromptus, parfois, je la « bâcle. » 
Les impromptus me permettent de raconter des histoires, ce que je ne sais pas bien faire. 
Mes compositions sont souvent comme les impromptus musicaux : courtes, de forme libre Et de caractère improvisé. Souvent, les mots, le thème ou la photo me font venir un air en tête, 
Des paroles qui ne me quittent pas que je ne les ai pas un tant soi peu transformés à ma sauce, 
Piquante même si ça fait parfois mal au ventre, pétillante pour mettre les images en bulles. 
Plus souvent encore le thème de la semaine me projette des images, des tableaux, des Paysages. Alors, je jette sur la toile des couleurs, des formes, des souvenirs ou des rêves 
D’œuvres vues ou à voir, toujours un musée à découvrir ou à revoir à l’occasion de nouvelles 
Expositions. Tout ça s’agite derrière le bouchon de ma tête menaçant sans cesse de sauter
Pour répandre un maelstrom de livres lus, à lire, des mots d’amour et de colère 
Qui deviennent jusqu’à ce que la mort me sépare d’eux, pour le meilleur comme le pire 
Mes impromptus littéraires.

(25 septembre 2018)


Où lire Laura VANEL-COYTTE

lundi 10 juin 2019

Laura Vanel-Coytte - 14 ans et demi

En 1984, j'ai eu suffisamment d'argent gardé de mes anniversaire, Noël, Pâques et étrennes pour m'acheter un tourne-disques à mille cinq cent francs que j'ai gardé très longtemps, jusqu'à il y a moins de cinq ans, en fonctionnement. Je crois que c'étaient encore les Magasins Réunis (futur Printemps) où j'avais repéré ce dont je rêvais depuis un moment. J'ai acheté en même temps au moins une dizaine si ce n'est plus de 45 tours et beaucoup de mes disques vinyles datent de cette année ou les quelques suivantes. La plupart tournent encore sur ma platine, même si certains sautent beaucoup. Ces chansons me rappellent soit un slow dansé avec l'un ou l'autre. D'autres me font toujours danser en chantant les paroles.

Où lire Laura VANEL-COYTTE

lundi 3 juin 2019

Laura Vanel-Coytte - C'était donc 8h du matin

C’était donc huit heures du matin au début du mois de juin.
Comme en mai, avril et mars, je ne ferais pas d’alexandrins.
Comme en février, je saupoudrerais de poudre de perlimpinpin
Mes vers de mirliton sans les transformer en vers d’airain.
Comme en janvier, je regarderais des soaps français et américains ;
C’est mon côté midinette équilibrant ma tendance « quartier latin. »
Comme en décembre, je te caresserais des yeux et des mains.
Comme en novembre, je lierais des polars et des essais très fins.
Équilibrant l’horreur et la beauté ; le sérieux et le badin.
Comme en octobre, je verrais des expositions du proche au lointain.
Je regarderais le monde qui m’entoure avec la même faim
Comme en septembre, je t’embrasserais des pieds aux seins
Et j’admirerais ton respect, ta passion et tes trains.
Comme en août, j’aurais mal du matin au soir au matin
Je forcerais, lutterais, fatiguerais de la tête jusqu’aux mains
Comme en juillet, j’irais au cinéma : art et essai argentin
Partagera mon temps avec un cinéma moins mondain.
C’était donc huit heures du matin au début du mois de juin.


Où lire Laura

mardi 28 mai 2019

Laura Vanel-Coytte - Partir sur l'instant

S'envoler dans le paysage

S'envoler dans le paysage, paysager l'envol 

Voler la terre pour prendre le ciel entre sol et ciels 
Ciels qui s'enflamment en un tableau de merveilles 
Tel Prométhée, voler le feu loin de l'entresol

Où lire Laura Vanel-Coytte

lundi 20 mai 2019

Laura Vanel-Coytte - Flânerie

L’écharpe d’Iris*

Iris, déesse-fleur
Et fleur des rois
Irise mon âme
Voile ma tristesse
De tes couleurs
De velours liquide
Vaporise mes larmes
En éclat de lumières
Fleur-papillon**
Beauté évanescente
Liberté transparente
Incantation magique
A la Nature
Dans son « harmonie.
Entre la plante et l’oiseau*** »
Iris arc-en-ciel
Envole-moi
Dans un paysage de mots.

*Terme poétique (se référant à la déesse  puis à la fleur) désignant l’arc-en-ciel et notamment utilisé par Nerval dans son poème « Horus. »
Pour mon propre poème, je me suis inspiré de mon mémoire de maîtrise qui aborde ce thème… entre autres.
** « Papillon, fleur sans tige » dans une Odelette de Nerval
*** Dans les « Papillons » toujours

lundi 13 mai 2019

Laura Vanel-Coytte - Flânerie

"Mes  moulins"

Comme la roue qui brise
L’eau du bief de mon enfance
Et entrainait naguère 
Le moulin des jouets de la guerre.
Comme la campagne flamande
Qui se donne aux âmes patientes. 
Comme les moulins de Rembrandt
Dans un paysage de Hollande. 
Comme les « Lettres de Mon moulin » 
Que Daudet écrivit de Fontvieille, 
Je découvre les paysages
Que font vibrer les vents.
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur

lundi 6 mai 2019

Laura Vanel-Coytte - Un scénario

Je ne suis pas Truffaut
Pour écrire un scénario
Je ne suis pas Almodovar
Et je n’ai pas de samovar

Le 4 juillet me fait penser
A l’indépendance américaine
A un soap de la chaîne publique
Plus long que l’éternité

Je ne suis pas Godard
Et je prends du retard
Pour écrire ce scénario
Qui ne doit pas être mélo

Romain Gary a écrit « Chien blanc »
Mais Jane Seberg n’avait pas le temps
D’avoir un chien riquiqui à s’occuper
Le temps lui était compté

Je ne suis pas Rivette
Qui a pris une reine de beauté
Pour en faire après Balzac
« La belle Noiseuse »

Je suis trop dix-neuvième
Pour avoir une pelouse
Et une tondeuse
Je suis restée à « Le nôtre »

Je ne suis pas Sergio Leone
Pour rendre crédible
Un vieil apache
En pilleur de train miniature.

Où lire Laura Vanel-Coytte

mercredi 24 avril 2019

Laura Vanel-Coytte - La dernière séance

Du France au St François

Lorsque je suis arrivée à St Etienne vers l'an 2000, j'ai été séduite entre autres par l'accueil des gens et l'importance du choix dans la vie culturelle notamment au niveau du cinéma : deux cinémas grand public avec une vingtaine de salles où nous allions et deux art et essai; le Méliès que je fréquentais régulièrement et le France. Le Méliès était en travaux pour installation et agrandissement sur un nouveau site. 
Quand nous sommes rentrés du Maroc et que j'ai pu choisir où je voulais vivre, j'ai choisi St Etienne. Le Méliès était plus grand et plus moderne et je le redécouvrais avec plaisir. Je découvrais en même temps qu'en bas de ma rue, il y avait le deuxième cinéma art et essai de St Etienne, le France que je n'avais jamais fréquenté. Sa programmation était encore plus pointue que celle du Méliès et j'appris peu de temps après que ce cinéma était en difficulté et que ce joyau de l'art déco avec son immense balcon à l'ancienne risquait de disparaître. Je tentais d'y aller plus souvent mais ça ne suffisait pas bien-sûr. Alors le Méliès a décidé de prendre le France sous son aile en lui adjoignant son nom à celui de notre quartier. 
Mon cinéma de quartier revit un peu. J'espère que ça va durer et qu'il va prospérer.

lundi 15 avril 2019

Laura Vanel-Coytte - Pas de brouillon

Je ne fais pas de brouillon !
Ce me rappelle trop les concours
Les feuilles de couleur brouillon
Rose, bleu, jaune et vert concours


Des milliers de candidats
Sur toute la France
Des salles de centaines de candidats
Un brouillon pour quatre heures

Je ne fais pas de brouillon !
Ca me rappelle trop les fiches
De cours et de révision
Les oraux quand on est admissible

Une place pour deux
Un sujet, un brouillon
Un pris, un malheureux

Pas assez quoi, trop brouillon?

lundi 1 avril 2019

Laura Vanel-Coytte - Curieux évènements

« Les curieux évènements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 2005, à Casablanca, au Maroc.

Malgré sa bonne santé économique et la qualité de son équipe, l’usine que dirigeait mon mari avait fermé. Il ne trouvait pas de poste équivalent sauf auprès du marocain qui avait acheté une partie du matériel.

Nous voilà donc  à Casablanca en avril 2005. Le patron et son fils (juifs marocains) sont venus nous chercher à l’aéroport. Je change pour la première fois de continent. Ils nous déposent à notre appartement. Le soir, ils reviennent pour nous emmener dîner.

Nous voilà au Cercle de l’Alliance juive de Casablanca. On nous accueille avec le sourire en nous disant : Savez-vous qu’ici et à côté, il y a deux ans, il y a eu des attentats ? Chez nous, personne n’est mort mais dans le coin….

C’est là que nos hôtes nous racontent les attentats de Casablanca [1].

Heureusement que le voyage m’avait donné faim car ce curieux accueil aurait pu me couper l’appétit.

lundi 25 mars 2019

Laura Vanel-Coytte - Mots obsolètes

Ripopée
 
Mon cerveau ressemble à une ripopée de choses apprises académiquement de l’école en passant par la prépa HEC jusqu’aux facultés de droit et de lettres.
Si j’étais un musicien, je serais un croque-notes[2] , un bon technicien du solfège mais auquel il manquerait de quoi atteindre le public au cœur.
Mon cerveau est une tartouillade[3] de feuilletons, de chansons et de cinéma populaires. Pop art aux couleurs wahroliennes.
Si j’étais un peintre, je m’enganterai[4] de tant de courants artistiques que les associer dans un tableau ne ressemblerait à rien d’intelligible pour le regardeur.
Mon cerveau ne fait que rhapsoder[5] des prières, des vers, des citations, des dates et des mots dans des textes qui peuvent amuser ou émouvoir.
Si j’étais un plumitif[6], je serais plus heureuse, en accord avec mes rêves d’enfant.
_________________________________________________________________________
[1] Ensemble de choses disparates, mêlées ensemble
[2] Pauvre musicien sans talent; en partic. musicien qui exécute facilement, mais sans expression et sans goût
[3] Peindre avec des couleurs vives, en se souciant peu du dessin et de la composition
[4] S'éprendre, s'engouer, s'amouracher de quelqu'un, s'amouracher, tomber amoureux, aimer ; s'enthousiasmer
[5] verbe trans.,péj. Compiler et citer en désordre, mal arranger; parler, écrire à tort et à travers
[6] Personne qui vit de sa plume

Où lire Laura Vanel-Coytte

lundi 18 mars 2019

Laura Vanel-Coytte - Triangularité

TRIANGLE

Triangle de mes désirs: nul besoin que l'on m'étrangle

Rythme d'instrument à percussion pour nos caresses

Il n'est pas besoin de menottes, ni de sangles

Avec tous les combinaisons dans notre lit en rectangle

Nous nous perdons dans un triangle des Bermudes

Gageons que nous en ressortirons en extase

La géométrie de ton corps me fait aimer les mathématiques

Et pas besoin de triangulation le point de ton orgasme.
https://www.youtube.com/watch?v=2RmmHG_Vjyk

lundi 4 mars 2019

Laura Vanel-Coytte - Plaisirs minuscules

Plaisirs… minuscules ?


J’ai lu ce livre de Philippe Delerm, « La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules » je l’ai peut-être même eu dans ma bibliothèque. Je l’ai apprécié. Je n’ai par la suite pas tout aimé de cet auteur (et de son fils) mais c’est une autre histoire.
C’est « La première gorgée de bière » qui m’a attiré sans doute car c’est un de mes plaisirs « minuscules » : après une dure journée ou quand on a très chaud ; j’ai beau savoir que la bière (et l’alcool en général) ne désaltère pas, ça le fait quand même quand on s’arrête… assez vite.

Plaisir(s) : « État affectif agréable, durable, que procure la satisfaction d'un besoin, d'un désir ou l'accomplissement d'une activité gratifiante. »

Minuscule(s) : Je n’aime pas trop ce qualificatif car sur le moment, l’état procuré par la satisfaction est « immense » surtout si on se met comme moi dans la posture du « Carpe diem » c’est-à-dire qu’on vit ce moment, cette première gorgée de bière(ou de pétillant) comme le dernier… peut-être.

Bien-sûr, j’ai des plaisirs moins minuscules ou plus majuscules mais certains ne sont pas forcément partageables en l’état.
Je préfère de plaisir « tout court » qui peut être long aussi.
Me lever et me rendre compte que malgré les douleurs quasi-permanentes, l’eau chaude de la douche m’apaise un court moment.
Plaisirs… minuscules ?


lundi 25 février 2019

Laura Vanel Coytte - Escape game

Jeu ... d'évasion ... réel ?

Pour paraître "normale", "sociable" et moderne", je me suis laissé entraîner dans un de ces "jeux d'évasion réels" qui fleurissent un peu partout ces derniers temps.
Pour retrouver ma liberté, j'ai été confrontée à trois énigmes :
Comment les lunettes sont-elles réapparues ?
Les lunettes sont réapparues parce que j'ai mis mes lentilles pour la myopie pour aller à la piscine. Avec ces lentilles, je dois mettre des lunettes pour voir de près. C'est pourquoi ces lunettes sont réapparues à la place des lunettes progressives pour que je puisse lire cette énigme.
Que fait cette clé dans ma poche ?
Cette clé est celle de ma liberté : pouvoir sortir de cet enfer, aller acheter un journal et le lire en buvant un café.
Pourquoi la porte est-elle fermée à clé ?
On a tenté de me rendre normal, sociable, moderne en m'enfermant mais la clé de la liberté est dans mon esprit curieux qui a envie de lire, découvrir, comprendre.

Où lire Laura Vanel-Coytte

lundi 11 février 2019

Laura Vanel-Coytte - Au Chili

Quand j’étais gamine, cette période des Incas (et autres peuples moins connus) au Chili me fascinait. Elle me fascine toujours : leur apparition, leur mode de vie, leur disparition. Tout me paraissait beau et violent. A l’école, nous avions aussi lu un livre sur la mystérieuse Ile de PAQUES  selon le titre de l’ouvrage. Dans d’autres zones de l’Amérique, les mayas, Aztèques, Toltèques (etc.), toutes ces civilisations flamboyantes me faisaient rêver et me donner envie d’aller voir sur place. Ensuite, j’ai découvert la suite et la fin de toutes ces civilisations du Chili, Pérou, Mexique (etc.). C’était triste et beau comme on l’est à l’adolescence en lisant les « Fleurs du Mal. » Leur présent de violence, drogue et déchéance ne donnait plus envie d’y aller mais était toujours intéressant. Comment en est-on arrivé là ? N’est-pas un peu comme chez nous une question d’oubli de la culture, de l’éducation et des pyramides de la tradition envahies par les mauvaises herbes ?

mercredi 6 février 2019

Laura Vanel-Coytte - Un fromage

 Le Maroilles

Il me ramène au Nord où j’ai émigré de ma Champagne pour suivre mon futur mari qui prenait la direction d’une usine là-bas. Après avoir vécu ensemble chez lui, c’était le premier appartement que nous investissions ensemble (avec une complication qui allait arriver). Après des études à Paris et à Reims, je quittais vraiment ma ville de naissance. Il y avait donc de l’angoisse pour plusieurs raisons.
Les gens du Nord (« ont dans le cœur… ») m’ont aidé à vivre cette transition par leur accueil dès l’emménagement où on nous a proposé un coup de main, un café, un sourire, une parole encourageante etc. Ça a été ainsi tout le long de notre vie dans le Nord dans deux logements différents. L’accueil a été aussi formidable que les difficultés à surmonter par la suite.
Le Maroilles est à l’image des gens de ce pays : non pas puant, comme certains peuvent le sentir mais fort en goût, en cœur, chaleur qui vous envahit quand vous voyez sa croûte orangée qui colle aux mains comme son odeur ; à déguster avec un bon verre de vin chez mon beau-père qui est picard mais pas si chauvin pour ne pas lui aussi accueillir sa belle-fille champenoise comme une fille. Le Maroilles, c’est le bonheur fort d’être avec ma famille de cœur.

lundi 21 janvier 2019

Laura Vanel-Coytte - Vie de château !

Mes paysages de châteaux


Du château réel de Brienne où dormit Napoléon qui a donné son nom au musée de la ville qui va rouvrir1 à celui de la « Fantaisie2 » nervalienne que je récite pour me rassurer pendant les IRM.
Du château de la Motte-Tilly3, visité en famille ou avec l’école, au Château du Jarez4 découvert avec toi, un château du présent.
Du château vu à Auvers-sur-Oise5, ville peinte par Van Gogh et Daubigny au château noir peint par Cézanne6, vu en peinture, en vrai puis à nouveau en tableau.
Des « Petits châteaux de Bohême7 » de Nerval aux châteaux du « Voyage en Espagne » de son ami Gautier, les construire est inutile, puisqu’ils sont comme tous les châteaux de papier et de toile, à portée quotidienne de mes yeux fatigués et secs et de mes mains folles.

3 http://www.chateau-la-motte-tilly.fr/

lundi 14 janvier 2019

Laura Vanel-Coytte - Mauvaises résolutions

Il y a 16 ans environ, j’avais décidé d’arrêter de fumer (beaucoup) et pour m’y aider, j’allais me mettre au sport. Je bougeais bien-sûr mais plus par nécessité que par plaisir de la pratique sportive. Je marchais, je pédalais pour aller au travail, faire mes courses quand je n’utilisais pas les transports en commun car je n’aimais pas conduire. Là, il s’agissait de s’inscrire à un club et d’y aller le plus possible pour amortir l’abonnement ; ce qui crée une sorte d’obligation quand on n’est pas sportif dans l’âme. Moi, si solitaire, indépendante (voire misanthrope), j’ai aimé la plupart du temps l’ambiance des clubs auxquels j’ai participé. Et cela m’a aidé pour arrêter de fumer pendant un ou deux ans.

Mieux, cela m’a inoculé le virus du sport que j’ai toujours. Non seulement je marche toujours mais je ne peux passer une journée sans soulever des poids, faire des abdos, du step, m’étirer etc. Lorsqu’il y a 8 ans à cause d’une bronchite qui a failli me conduire à l’hôpital et d’un hiver très hivernal, j’ai cessé l’activité physique pendant quelques mois, ça m’a coûté très cher.

Heureusement, la bronchite (et malheureusement la mort d’un ami d’un cancer du poumon) m’a fait arrêter de fumer.

D’année en année, je me disais que j’en avais marre de subir des gens toxiques alors l’année dernière, à l’occasion des fêtes, j’ai écrit une lettre à chacune de ces personnes que j’ai publiées sur le net ici ou là. Je ne voulais plus les entendre au téléphone, ni échanger des balles par sms ; juste s’écrire pour les dates importantes.

Un an après, je reçois toujours des appels et des sms qui ne tiennent aucun compte de la souffrance que j’avais exprimée.

On me demande souvent si je fais encore des exercices…

lundi 7 janvier 2019

Laura Vanel-Coytte - Cadeau empoisonné


Cannelle hait les cadeaux depuis que son père piqua une colère lorsqu'elle lui offrit son cadeau de fête des pères. Il jeta le flacon d'eau de toilette contre le mur; il se brisa en mille morceaux comme son cœur : à quoi bon aimer si l'amour se heurte à la méchanceté ou à la bêtise ou les deux?

Pourquoi mettre au monde un enfant et lui mettre sur le dos toutes ses fautes et celles des autres, la rejeter sans cesse, trouver tous les prétextes pour ne pas la voir, la lire alors qu'on ne lui accorde aucune excuse.