Comment ne penser à rien ...
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dimanche 15 novembre 2015
vendredi 13 novembre 2015
Gene.M - Comment ne penser à rien ?
Scène de vie estivale
Allongés, avec mon compagnon, sur une plage méditerranéenne, nous nous perdons dans la contemplation du ciel éblouissant.
Immanquablement l'un de nous va dire :
- A quoi penses-tu ?
et l'autre va répondre
- A rien
C'est quoi ne penser à rien ? faire le vide dans sa tête ?
Lorsque je m'efforce de me concentrer sur le "rien" des pensées parasites s'imposent à moi et elles s'avèrent farfelues et saugrenues.
Vous voulez des exemples ?
- Si j'avais une paille gigantesque, je pourrais boire l'eau des nuages....
- Si une échelle magique surgissait, je pourrais grimper là-haut et me blottir dans le cocon lumineux des "merveilleux nuages" - comme disait Baudelaire
- et si au Vatican, dans leur bibliothèque secrète, le pape et les cardinaux avaient la preuve de la non-existence de Dieu ??
Ainsi vont les pensées stupides ou incongrues....
Il est vraiment souhaitable que je pense à quelque chose.......
Libellés :
Comment ne penser à rien ?,
Gene M
Clémence - Comment ne penser à rien ?
C'est
mathématique !
J'ouvris
la fenêtre et je reçus en plein figure cinq mot sous forme d'une
phrase interrogative.
Perplexe,
je commençai activer mes neurones. Quelle pouvait être la
motivation de cet auteur ?
Motivation
unique ou plurielle ? Rien ne transparaissait….
Revenant
à la question, j'en reformulai aussitôt une autre. L'auteur
désirait-il un mode d'emploi ?
Je ne
trouvai aucun indice.
Je
continuai ma recherche de sens. Et je fis un lien avec une de mes
expressions préférées, qui avait le don d'en surprendre plus d'un.
Je me plaisais souvent à dire : « Je fais rien » en
lieu et place de « Je ne fais rien ». Tout cela parce
qu'un jour, un professeur de mathématique m'avait convaincue que
deux négations s'annulaient.
Je
tentai donc d'appliquer ce raisonnement à la question posée par les
Impromptus.
Je
parvins à ces deux formulations :
« Comment
ne penser à rien ? » et « Comment penser à rien ?»
Ces
deux postulats avaient-ils la même valeur ?
Avec
mon esprit tordu, je me répondis qu'ils n'avaient pas la même
valeur !
Dans le premier cas
– comment ne penser à rien ? - je ne pense même pas…
Alors, si je ne
pense même pas, comment penser à rien ?
Effectivement, cela
ne tient pas debout !
Mais, tenant compte
du fait que deux négations s'annulent.
Cela reviendrait à
dire que je pense à quelque chose !
Et, cela ne colle
pas avec le thème de la semaine.
Toujours
avec mon esprit tordu, j'analyse la deuxième version.
Je
spécifie « deuxième » et non seconde. Car dans le cas
d'une seconde, il n'y en aurait pas d'autres.
Donc,
deuxième version. « Comment penser à rien ? »
Là,
c'est plus simple !
Je
pense, donc je suis ! Ouf… ne manquerait plus que ça, que je
ne sois plus !
Je
pense à rien.
Autrement
dit, je pense à quelque chose qui est « rien ».
Et
rien, c'est quoi ?
Attendez
que je vous explique…
C'est
comme quand je jardine. Je prends mes outils, choisis un coin et
c'est parti.
Je
laisse mes mains dans un coin de terre et mon esprit aller là où il
veut. Autrement dit vers les « trucs » que j'ai envie
d'extirper de ma tête. C'est alors que je me dis que mon cerveau est
génial. Il prend les données, les analyse, turbine...Et puis, tout
à coup, c'est le vide. Je pense à rien. La lumière est plus douce.
Je me redresse...courbaturée et l'estomac criant famine !
Ce
n'est pas clair ?
Attendez,
c'est comme quand je repasse. Je prends mon fer et la manne de linge.
J'empoigne une, deux serviettes de table, une nappe, des souvenirs en
demi-teinte. Je repasse en revue les événements, mon cerveau
chauffe : trie, analyse, accepte ou rejette, le linge est tout
beau...et ma tête est légère. Je pense à rien. Je tends la main,
la manne est vide…
Ce
n'est pas encore clair ?
Attendez, c'est
comme quand je lave les vitres. Je prends ….
Bon j'arrête. Autre
piste ?
C'est comme quand
j'ouvre le PC et que je clique sur mon favoris « Les
Impromptus ».
Ça file jusqu'à
mes neurones, sans me demander comment ne penser à rien d'autre !
Libellés :
Clémence,
Comment ne penser à rien ?
jeudi 12 novembre 2015
Clise - Comment ne penser à rien ?
Comment ne penser à rien ?
Où lire Clise
Assise sur mon zafu,
Jambes en tailleur, mains en offrande
Comment ne penser à rien ?
Je me branche sur ma respiration
Laisse aller le va et vient
Laisse aller le temps
Quand inexorablement
Je tricote, détricote, retricote
Le fil de mes cogitations
Laisser passer les pensées
Comme les nuages dans le ciel
Poussés par le vent
L’image est belle…
Mais les nuages ne reviennent-ils pas ?
Ecouter le silence….
Mon silence intérieur, j’entends bien
Débrancher la sono des non-dits
Capter les vibrations de l’invisible
Se sentir bien de Rien
De la vacuité
Méditer.Où lire Clise
Libellés :
Clise,
Comment ne penser à rien ?
Pascal - Comment ne penser à rien ?
La
Lune
« Mais
comment peux-tu ne penser à rien !... »
« Quand
je ne pense à rien, je suis toujours dans la lune… »
« Alors,
c’est où, la lune ?... »
« C’est
là où s’entêtent les parfums enivrant des fleurs, où surgissent
les frissons des caresses du vent, où le goût de l’Aventure est
tenace, où l’intensité mordorée des paysages scintille à
l’unisson, où les chansons des oiseaux sont des chorales
enthousiastes… C’est là où les statues de square dansent
ensemble, où leurs ombres énamourées se fondent en mille
révérences assidues, où les couples de coffret à musique
s’embrassent, où les chevaux de bois hennissent en liberté, où
les masques de carnaval sont sincères, où les drapeaux de tous les
pays s’emmêlent pendant des sarabandes de Fraternité… C’est
là où habite le père Noël des enfants, où les animaux en peluche
participent aux conversations, où se cache la petite souris, où le
petit Jésus tient sa crèche, où les fées aiguisent leur baguette
magique, où les prestidigitateurs élèvent leurs lapins, où les
loups sont repus… C’est là où l’automne récolte ses
couleurs, où l’hiver vient chercher ses flocons, où l’océan
entrepose sa marée, où les sirènes répètent leurs chansons, où
les anges ajustent leurs ailes, où les bourreaux sont toujours en
grève… C’est là où les pierres sont des sucres d’orge, où
les punitions sont des récompenses, où les maladies sont
guérissables, où les gifles sont des câlins, où la misère ne se
vêt que d’or… C’est là où pétillent les étoiles filantes,
où les arcs-en-ciel se cambrent, où le soleil se réchauffe, où la
pluie tintinnabule dans les flaques accordées, où tous les nuages
ont des visages joufflus de carnaval… C’est là où les rêves
prennent naissance, où il n’y a pas de méchants, où tous ceux
qui nous manquent nous sourient, où l’on peut dire « je
t’aime » sans menterie. Etre dans la lune, c’est être un
peu… au Paradis…
« Remets
donc les pieds sur terre !... »
« Quand
je ne pense à rien, je suis toujours dans la lune… »
Libellés :
Comment ne penser à rien ?,
Pascal
Anne de Louvain-la-Neuve - Comment ne penser à rien ?
Comment
ne penser à rien ?
Quand
penser à vous suffit amplement à me bourrer le mou. C’est tout de
même un comble pour un fantôme dont le crâne sonne creux, teinte à
vide et percute sans son, mais pas Dalida, et percussionne ce rien
que l’on dit du grand tout. Comment ne penser à rien quand tout me
ramène vous ? Quand ce rien du là-haut m’entraine vers l’en
bas, squelette du dedans vers vos corps chair, ardents. Je ne suis
qu’un spectre, certes, mais l’ennui profond de mon éternité
n’en finit pas de me peser sans pesanteur dans mon néant, pourtant
pas si blafard.
Comment
dire le moi, quand pas un chat, pas un moineau, pas un rat, pas une
taupe, pas une pierre, pas un rocher, pas même les nuages suspendus
dans la sphère, et surtout pas vous qui n’êtes pas personne,
n’entend la voix du pensant béant, le glouglou manquant d’une
glotte absente et le claquement de mes mâchoires qui tiquetoquent
l’inexprimable, pourtant très parlant !
Je
suis le son des courants d’air, le souffle du passage d’une âme
en goguette, prête à tous les jeux, offerte par des dieux jusqu’ici
de moi inconnus, un squelette facétieux qui tintinnabule en
conciliabule, convoque les forces de soldats invisibles pour tenter
une approche, convaincre le vivant, te persuader vous, simplement de
mon moi et aussi du surmoi, bref de l’égo de ma non-existence,
pourtant une évidence !
J’existe
nom d’un péroné !
C’est
épuisant pour sûr, de traverser les jours, les mois et les années,
finalement les siècles, sans pour autant prétendre, en avoir fait
le tour, des petits tours, des grands tours, des tours de première
classe, puis de seconde classe. Voilà l’infinitif de ma triste
condition, errer. Il y en d’autres, passer, s’arrêter,
chuchoter, voyager, murmurer, si, si, on peut le deviner, patiner,
trop fastoche, car se fait sans anicroche, pirouetter également, et
tout cela, joliment en mes draps blancs fleuris. Pérégriner,
poétiser cela arrive, et même pianoter de tous mes ossements.
Surtout des verbes du premier groupe, vous vous en doutez par
l’étalage pompeux que je vous fais ici, pourtant sans pathos.
Car
ceux des autres groupes n’intéressent guère mon inhumaine
apparition que je tente parfois, sans jamais aboutir à quelque
résultat. Ainsi en va-t-il de naitre à jamais impossible, de
croire, propre à l’homme que je fus, et plus question de croitre,
c’est sans possibilité, de craindre ou de fuir, un spectre jamais
ne recule, c’est là qu’est l’os mais il parait que cette
expression-là a déjà eu son emploi en un temps révolu, pourtant
c’était tentant !
Bouillir,
sentir, dormir sur lesquels je ne peux pas plus m’appesantir sont
vestiges d’un passé que ma mémoire lointaine et décapée
restitue parfois en ombres imprécises et chiffes molles comme ces
montres, vous en souvient-il, dépeintes jadis et restes d’un autre
fantôme qui aurait perdu, dit-on, entre nous, bien plus que ces
moustaches collées au blanc d’œuf, pourtant bien roulées.
Mais
il semble qu'en un village d’Écosse dont j’ai oublié le nom, un
livre parmi d’autres contient une page entièrement blanche glissée
au milieu de bien d’autres. Je sais que si un lecteur débouche sur
cette page quand sonne l’heure, trois heures du matin en une nuit
spectrale et indéfinie, je pourrai apparaitre en dessous de
dentelles et d’effets visuels, très spéciaux, une orgie d’éclairs
et de lumière, pétarades, sonneries des trompettes et l’hallali
et là, en cet instant précis, redevenir un jour, un jour durant,
beau, beau, beau et vrai à la fois. Une chance parmi des millions
que je sois dans les parages à ce moment-là, pourtant à tenter…
Coup
de poker, je sillonne les landes, et les archipels, parcours les iles
du pays, surfe sur les montagnes, survole bien des lochs, débusque
les villages et leur bibliothèque. Je m’attable souvent au premier
pub du coin pour soulever le kilt d’un buveur de Guinness ou d’un
joueur de cornemuse, il faut bien rire un peu. Pour passer ce temps
long, je me glisse aussi, furtif et baladeur, dans certains lits de
gentilles damoiselles en ces châteaux hantés. Je suis à la mode et
certains même me font de la publicité vantant mes voilages et mes
clapotements derrière les cloisons. Approchez-vous de moi, tâchez
de me tâter, les pensées de mon crâne troué tentent de percer ces
murs invisibles de deux mondes parallèles, vers vous, pourtant
infranchissables.
Où lire Anne de Louvain-la-Neuve
Où lire Anne de Louvain-la-Neuve
Libellés :
Anne de Louvain-la-Neuve,
Comment ne penser à rien ?
Lilousoleil - Comment ne penser à rien ?
Penser à Rien, c’est quand même penser parce que penser ce n’est
pas rien ; même un tout petit rien, ce n’est pas rien, c’est quand même quelque
chose.
Rien existe donc ! et si je
pense à Rien, donc je suis ; et si moi je suis, Rien me suis aussi. Et si Rien
me suis c’est qu’il est aussi !
Alors, penser à Rien c’est comme penser à
lui ; lui qui n’est vraiment rien de rien. Rien de rien, cela fait déjà deux fois rien
et deux fois rien ne coûte pas grand-chose et pas grand chose ne coûte souvent
que trois fois rien.
Et ce n’est pas rien de le dire !
Libellés :
Comment ne penser à rien ?,
Lilousoleil
mercredi 11 novembre 2015
Zoz - Comment ne penser à rien ?
~ gravir cette montagne d'émotions et
d'images
lui donner un coup de botte
créer l'avalanche
créer le vide
égarer sa mémoire
et se mettre en boule
le temps d'un éboulement ..
Libellés :
Comment ne penser à rien ?,
Zoz
Adel - Comment ne penser à rien ?
Ne penser à rien
Si c'est possible: oublier
son cartable au beau milieu d'un pré ! Et dis, tu ne devais pas
passer chez Adrienne, pour le lait ? Mais qu' a-t-elle dans la tête,
cette gosse ?
A rien, Violette, tu ne
penses à rien, jamais!
Violette, elle entend,
mais les mots s'effilochent, se perdent au milieu des petits nuages
qu'elle contemple dans sa tête, elle pense à la lune qui se regarde
dans la rivière et doit se trouver bien jolie, aux nuits où elle
sort sans bruit par la petite porte de la cuisine pour aller écouter
les flûtes des crapauds, la petite chouette dans le haut sapin, et
tous les bruits de la nuit; elle pense aux jolis yeux de la vache
Jonquille, un nom de fleur, comme le sien: quand elle arrive à la
clôture, Jonquille vient à sa rencontre, et la laisse caresser son
muffle tout tiède... Elle pense, Violette, aux petits champignons
qu'elle est toujours la première à découvrir dans les grands prés
là-bas derrière, et dont elle respire le délicieux parfum, couchée
à plat-ventre dans l'herbe humide, aux noisettes qu'elle va croquer
quand elle et Gaëtan font l'école buissonnière, Gaëtan qui lui
demande: «A quoi tu penses, dis, Violette, quand t'as cet air tout
bêta ? Et elle, elle répond: «à rien», elle ne dit pas qu'elle
pense à si elle était grande, et Gaëtan aussi, comme ce beau
cavalier dont elle croise parfois le chemin, et qui lui fait un
gentil salut...Elle pense, Violette, à la grandeur du ciel, à son
adorée Mère-Grand qui est maintenant tout là-haut, et qui doit la
regarder encore avec son bon regard, elle pense au rouge des fraises
des bois, au bleu des clochettes, aux oreilles si douces du chat
Maraud, à l'endroit où il cache son ronron...
Mais tout ça, c'est vrai,
c'est penser à rien !
Libellés :
Adel,
Comment ne penser à rien ?
JCP - Comment ne penser à rien ?
Paix des
profondeurs
Les blessures lentes de
la mer,
que les vents ramènent
de lointains horizons,
écument en longues
larmes blanches
sur le sable des
grèves.
Mais, dans la paix de
l'eau profonde où rien ne bouge,
on ignore le tourment
des surfaces,
et le sillage du bateau
n'y laisse pas de plaie.
Tout comme au fond des
flots
notre mental peut
trouver la paix,
délaissant ses rides de
surface qui,
telle une houle
assombrie
attristent notre vie.
Il suffit pour cela,
corps apaisé, souffle
veillé
aux lumières du
non-agir,
de puiser au bonheur de
la pensée abolie,
sur les rives calmes
d'un mental en repos.
Étrangère à nos
contrées fébriles,
cette approche d'un
bonheur sans cause par le non-penser
Libellés :
Comment ne penser à rien ?,
JCP
mardi 10 novembre 2015
Lorraine - Comment ne penser à rien ?
NE PENSER A RIEN…FACILE !
Cher oncle Gaston,
Vous me dites que vous préparez un ouvrage philosophique sur « La pensée existe-t-elle ?». Je m’incline avec respect devant une telle entreprise et suis convaincue que vous la mènerez à bien, comme vos ouvrages précédents. Votre livre « L’art de la pensée » avait soulevé des doutes, des divergences de vues, des discussions qui menèrent aux tribunes les plus prestigieux orateurs. Celui-ci, j’en suis certaine, déchaînera lui aussi la passion non seulement des intellectuels, mais aussi de la masse.
Vous me faites l’honneur de me demander mon avis et me priez de répondre à la question : « Comment ne penser à rien ? ». Puisque cela peut vous être utile, cher oncle Gaston, je vous réponds en toute simplicité.
C’est facile. Moi, du réveil au coucher, je ne pense à rien. Jamais. Penser m’ennuie. Penser, dans le sens où vous l’envisagez, bien sûr. Réfléchir, étudier, analyse, hésiter, biffer, recommencer, comparer, déduire, conclure. Serai-je tout à fait sincère ? Oui, par affection pour vous.
En vérité, penser m’ennuie. Penser est stérile, déformant. Surtout penser « à quelque chose ». Penser c’est réfléchir et réfléchir risquerait de m’entraîner loin, bien au-delà de ce que je souhaite : vers des responsabilités, des devoirs, des obligations, des contraintes morales.
Ne penser à rien va tout seul. Il suffit de se laisser conduire. Par ses désirs, ses envies, ses passades, ses impressions. Aucun effort, aucune discipline, seulement suivre le mouvement, la foule, la rumeur, les autres. Etre emporté par son instinct qui, c’est avéré, ne se trompe jamais. S’en remettre à lui, quel repos, quelle ivresse !
Mais je l’avoue, votre question me préoccupe. « Comment ne penser à rien ? » demandez-vous. Est-ce donc pour vous une telle difficulté ? Il m’a pourtant semblé rencontrer quantités de gens qui ne pensent à rien (la majorité, devrais-je dire) et ne s’en portent pas plus mal.
Vous savez comme je vous respecte, cher oncle Gaston. Mais je dois bien constater que vous manquez d’expérience. « Comment ne penser à rien » aurait dû, en effet, couler de source ; c’est tellement inné, naturel, qu’ en vous observant vous-même, vous auriez compris. Mais non, vous êtes contraint de vous adresser à des tiers, moi en l’occurrence, votre nièce dévouée. Alors, avec toute l’affection que je vous porte je soutiens votre oeuvre : utilisez mon témoignage sans hésitation, je vous suis toute dévouée et je signe
Lorraine
P .S : Peut-être pourriez-vous ajouter sous votre signature « En collaboration avec ma très chère nièce »…
Où lire Lorraine
Cher oncle Gaston,
Vous me dites que vous préparez un ouvrage philosophique sur « La pensée existe-t-elle ?». Je m’incline avec respect devant une telle entreprise et suis convaincue que vous la mènerez à bien, comme vos ouvrages précédents. Votre livre « L’art de la pensée » avait soulevé des doutes, des divergences de vues, des discussions qui menèrent aux tribunes les plus prestigieux orateurs. Celui-ci, j’en suis certaine, déchaînera lui aussi la passion non seulement des intellectuels, mais aussi de la masse.
Vous me faites l’honneur de me demander mon avis et me priez de répondre à la question : « Comment ne penser à rien ? ». Puisque cela peut vous être utile, cher oncle Gaston, je vous réponds en toute simplicité.
C’est facile. Moi, du réveil au coucher, je ne pense à rien. Jamais. Penser m’ennuie. Penser, dans le sens où vous l’envisagez, bien sûr. Réfléchir, étudier, analyse, hésiter, biffer, recommencer, comparer, déduire, conclure. Serai-je tout à fait sincère ? Oui, par affection pour vous.
En vérité, penser m’ennuie. Penser est stérile, déformant. Surtout penser « à quelque chose ». Penser c’est réfléchir et réfléchir risquerait de m’entraîner loin, bien au-delà de ce que je souhaite : vers des responsabilités, des devoirs, des obligations, des contraintes morales.
Ne penser à rien va tout seul. Il suffit de se laisser conduire. Par ses désirs, ses envies, ses passades, ses impressions. Aucun effort, aucune discipline, seulement suivre le mouvement, la foule, la rumeur, les autres. Etre emporté par son instinct qui, c’est avéré, ne se trompe jamais. S’en remettre à lui, quel repos, quelle ivresse !
Mais je l’avoue, votre question me préoccupe. « Comment ne penser à rien ? » demandez-vous. Est-ce donc pour vous une telle difficulté ? Il m’a pourtant semblé rencontrer quantités de gens qui ne pensent à rien (la majorité, devrais-je dire) et ne s’en portent pas plus mal.
Vous savez comme je vous respecte, cher oncle Gaston. Mais je dois bien constater que vous manquez d’expérience. « Comment ne penser à rien » aurait dû, en effet, couler de source ; c’est tellement inné, naturel, qu’ en vous observant vous-même, vous auriez compris. Mais non, vous êtes contraint de vous adresser à des tiers, moi en l’occurrence, votre nièce dévouée. Alors, avec toute l’affection que je vous porte je soutiens votre oeuvre : utilisez mon témoignage sans hésitation, je vous suis toute dévouée et je signe
Lorraine
P .S : Peut-être pourriez-vous ajouter sous votre signature « En collaboration avec ma très chère nièce »…
Où lire Lorraine
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Comment ne penser à rien ?,
Lorraine
Nounedeb - Comment ne penser à rien ?
Méthode radicale
Comment bannir tout commentaire ?
Ne rien dire – laisser faire.
Penser est une rude affaire,
A qui refuse l’arbitraire :
Rien - de la vie, s’abstraire.
Où lire Nounedeb
Comment bannir tout commentaire ?
Ne rien dire – laisser faire.
Penser est une rude affaire,
A qui refuse l’arbitraire :
Rien - de la vie, s’abstraire.
Où lire Nounedeb
Libellés :
Comment ne penser à rien ?,
Nounedeb
lundi 9 novembre 2015
Ecrit'turbulence - Comment ne penser à rien ?
Peindre d'abord un espace de nature
suffisamment vaste
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour vos pensées vagabondes
suffisamment vaste
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour vos pensées vagabondes
placer ensuite la toile sur l'azur du ciel
de jour
avec soleil
ou un jour de pluie
grimper sur la lunesans rien dire
sans bouger ...
Parfois l'abandon arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée du lâcher-prise
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand le rien arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre qu'il prenne sa place dans l'espace
et quand il est installé
fermer doucement les yeux
puis
effacer un à un tous les arrière-goûts, les cicatrices,
les commémorations, les ombres, les stigmates
en ayant soin de ne pas toucher au bien-être qui s'est installé.
de jour
avec soleil
ou un jour de pluie
grimper sur la lunesans rien dire
sans bouger ...
Parfois l'abandon arrive vite
mais il peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée du lâcher-prise
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand le rien arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre qu'il prenne sa place dans l'espace
et quand il est installé
fermer doucement les yeux
puis
effacer un à un tous les arrière-goûts, les cicatrices,
les commémorations, les ombres, les stigmates
en ayant soin de ne pas toucher au bien-être qui s'est installé.
À la manière de Jacques Prévert
Libellés :
Comment ne penser à rien ?,
Ecri'turbulence
Vegas sur sarthe - Comment ne penser à rien ?
Je panse donc j'essuie
Je ne pense à rien, ne me demandez pas comment je fais, je n'en sais rien et je ne tiens pas à le savoir, je n'y pense pas c'est tout, ça m'évite de cogiter.
Comment ça, c'est justement la question?
Alors disons que c'est inné, déjà tout petit on n'arrêtait pas de me reprocher “Tu ne penses à rien, tu ne penses à rien” comme si c'était une tare.
Moi je pense que c'est un atout, c'est d'ailleurs ma devise : Je pense atout, je pense à rien
Je dis simplement que quand on voit ce qu'on entend et qu'on entend ce qu'on voit ou bien le contraire, on a tout intérêt à ne penser à rien... et je le pense sincèrement.
Pourtant c'est plus fort que vous (pas moi) il faut que vous pensiez et certains poussent le vice encore plus loin comme Jules Renard qui a osé dire “Penser ne suffit pas, il faut penser à quelque chose” !
Si en plus il faut penser à ce à quoi on va penser, je suis soulagé de ne pas avoir commencé, et puis j'ai appris à me méfier des petits malins qui s'appellent Renard.
J'ai connu des tordus, des handicapés du bulbe qui faisaient des noeuds à leur mouchoir pour repenser plus tard à la raison d'avoir fait un noeud. Je trouve ça débile et je ne suis pas seul à le penser puisque les mouchoirs ont disparu.
Quand on voit cet autre type dans le dénuement le plus total, tourmenté, prostré dans une posture ridicule mais universellement connue qui consiste à soutenir sa tête avec sa main... on se demande à quoi pensait Rodin, son Auguste créateur.
Quand on pense aussi qu'un dénommé Blaise Pascal écrivit à la main une montagne de notes - certains disent que ça n'était qu'un essai - qui ne furent publiées qu'après qu'il en soit mort, ça ne donne vraiment pas envie de penser.
Il pensait entre autres que l'homme est misérable, tourné vers son passé et ce péché original qui fait qu'on a tous une pomme d'Adam... tu parles d'une originalité! J'ai lu quelque part que les femmes en ont une alors que la number one ne s'appelait même pas Adam.
Il aurait soi-disant écrit “L'homme est un roseau pensant” mais quand on sait qu'il existe plus de quatre vingt versions différentes de ses pensées je dirai qu'il est plus probable qu'il ait écrit “l'homme est un roseau penchant et la femme un roseau dépensant”.
L'autre jour alors que je ne pensais à rien, j'entends un gars brailler à la radio ”Vous n'aurez pas ma liberté de penser...”. Quand on voit ce qu'on entend... ça, je crois l'avoir déjà dit, je dis que la vraie liberté c'est de ne pas penser.
J'ai un pote qui est lad - garçon d'écurie - mais pas par vocation car il voulait être disque jockey mais son disque était trop grand, bref, à chaque fois que je le vois il me rabâche la même chose “Je suis heureux, je panse donc j'essuie” et ça le fait marrer.
Tant mieux pour lui si ça le fait rire - entre parenthèses il a un rire chevalin - mais moi aussi je suis heureux.
Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien... je sais juste que c'est le thème et que vous m'avez déjà posé la question.
A quoi pourraient bien servir soixante mille pensées qui naissent chaque jour dans notre petit cerveau pour y mourir le lendemain, remplacées par soixante mille autres? A rien?
C'est bien ce que je pensais.
Où lire Vegas sur sarthe
Je ne pense à rien, ne me demandez pas comment je fais, je n'en sais rien et je ne tiens pas à le savoir, je n'y pense pas c'est tout, ça m'évite de cogiter.
Comment ça, c'est justement la question?
Alors disons que c'est inné, déjà tout petit on n'arrêtait pas de me reprocher “Tu ne penses à rien, tu ne penses à rien” comme si c'était une tare.
Moi je pense que c'est un atout, c'est d'ailleurs ma devise : Je pense atout, je pense à rien
Je dis simplement que quand on voit ce qu'on entend et qu'on entend ce qu'on voit ou bien le contraire, on a tout intérêt à ne penser à rien... et je le pense sincèrement.
Pourtant c'est plus fort que vous (pas moi) il faut que vous pensiez et certains poussent le vice encore plus loin comme Jules Renard qui a osé dire “Penser ne suffit pas, il faut penser à quelque chose” !
Si en plus il faut penser à ce à quoi on va penser, je suis soulagé de ne pas avoir commencé, et puis j'ai appris à me méfier des petits malins qui s'appellent Renard.
J'ai connu des tordus, des handicapés du bulbe qui faisaient des noeuds à leur mouchoir pour repenser plus tard à la raison d'avoir fait un noeud. Je trouve ça débile et je ne suis pas seul à le penser puisque les mouchoirs ont disparu.
Quand on voit cet autre type dans le dénuement le plus total, tourmenté, prostré dans une posture ridicule mais universellement connue qui consiste à soutenir sa tête avec sa main... on se demande à quoi pensait Rodin, son Auguste créateur.
Quand on pense aussi qu'un dénommé Blaise Pascal écrivit à la main une montagne de notes - certains disent que ça n'était qu'un essai - qui ne furent publiées qu'après qu'il en soit mort, ça ne donne vraiment pas envie de penser.
Il pensait entre autres que l'homme est misérable, tourné vers son passé et ce péché original qui fait qu'on a tous une pomme d'Adam... tu parles d'une originalité! J'ai lu quelque part que les femmes en ont une alors que la number one ne s'appelait même pas Adam.
Il aurait soi-disant écrit “L'homme est un roseau pensant” mais quand on sait qu'il existe plus de quatre vingt versions différentes de ses pensées je dirai qu'il est plus probable qu'il ait écrit “l'homme est un roseau penchant et la femme un roseau dépensant”.
L'autre jour alors que je ne pensais à rien, j'entends un gars brailler à la radio ”Vous n'aurez pas ma liberté de penser...”. Quand on voit ce qu'on entend... ça, je crois l'avoir déjà dit, je dis que la vraie liberté c'est de ne pas penser.
J'ai un pote qui est lad - garçon d'écurie - mais pas par vocation car il voulait être disque jockey mais son disque était trop grand, bref, à chaque fois que je le vois il me rabâche la même chose “Je suis heureux, je panse donc j'essuie” et ça le fait marrer.
Tant mieux pour lui si ça le fait rire - entre parenthèses il a un rire chevalin - mais moi aussi je suis heureux.
Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien... je sais juste que c'est le thème et que vous m'avez déjà posé la question.
A quoi pourraient bien servir soixante mille pensées qui naissent chaque jour dans notre petit cerveau pour y mourir le lendemain, remplacées par soixante mille autres? A rien?
C'est bien ce que je pensais.
Où lire Vegas sur sarthe
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Comment ne penser à rien ?,
Vegas sur sarthe
Laura Vanel-Coytte - Comment ne penser à rien ?
Je demande très souvent à des proches
Qui ne sont pas comme
moi, insomniaques :
Comment fais-tu pour
dormir si vite et si profondément ?
Moi qui m’endors si
difficilement puis me réveille souvent.
Comment fais-tu pour
dormir ?
Je ne fais rien, je
dors, c’est tout
Mais ce rien, que veut-
il dire ?
Je ne comprends rien à
ce rien qui fait tout
Je pose aussi souvent
cette question :
A quoi tu penses ?
Je ne pense à rien, je
me relaxe.
Mais comme ne penser à
rien ? Ultime question
« Rien » est
un pronom indéfini
Tiré du latin « res »,
« chose » à l’accusatif
Mais penser à ce pronom
indéfini
Au latin, et à cette
chose à l’accusatif
Ne m’éclaire vraiment
en rien
Du tout sur la façon de
ne penser à rien
Pour me détendre et
dormir mieux
Je crois que j’ai l’esprit
trop curieux
Curieux de ce rien qui
pourrait tout changer
Dans ma vie, mais il n’y
a rien à faire, enfin ?
Même si on me dit que
je suis tout ou rien,
Je pense à tout mais
jamais à rien, il faut m’aider.
Mais comment t’expliquer,
nous sommes comme ça
Me répondent-ils, avec
nos petits riens du tout
Qui nous aide, reposés
et détendus à tenir le coup
Face à la déferlante de
tes tous petits riens qui te font toi
Comment ne penser à
rien ?
Je n’en sais
toujours rien de rien
Et je retournerais ce
rien du tout
Jusqu’à ce qu’il me
dise tout.Où lire Laura Vanel-Coytte
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Comment ne penser à rien ?,
Laura Vanel-Coytte
Jacou - Comment ne penser à rien ?
Choix cornélien
« Il y
a quoi, ce soir à la télé:
20h50:
Comment trouver l’amour de sa vie dans un ascenseur?
22h37: La
vérité dans l’affaire Mouette.
23h23:
Musiques orchestrales pour auto-tamponneuses
23h59:
Conférence-débat: Comment ne penser à rien? »
- Y’en a vraiment, ils ont rien d’autre à faire.
- Qu’est-ce que tu dis?
- Moi, rien.
- Tu ne veux rien me dire?
- Je n’ai rien à te dire parce que je ne dis rien du tout.
- – Dis-moi, je pensais que peut-être, on pourrait…oh, et puis, rien du tout.
- Si, dis-moi à quoi tu pensais?
- Non rien. Je pensais à rien.
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Jacou
Chri - Comment ne penser à rien ?
Oui, comment ?
Comme j’en
ai eu ma claque de me gaver de paracétamol mille, j’ai décidé de m’inscrire à
un atelier de méditation.
J’habite un
coin où tu ne peux pas faire un pas sans marcher sur un ostéopathe, un
naturopathe, un acupuncteur, un rebooth, un chamane, un conseiller en énergie
vitale, un rééquilibrateur sensoriel, un homéopathe, j’en passe et des
meilleurs. Par ici, si tu es encore
malade c’est que tu le veux bien,
c’est que c’est ton destin, c’est que tu t’y prends comme un manche. Il ne se
passe pas une fin de semaine sans que dans le moindre petit village soit
organisé un salon Nature et Soins, Âme
et confort, Santé et jus de fraise. Par ici les rebouteux, les coupe feux et
autres sorciers courent dans les ruelles, font la queue dans les boulangeries
bios et tiennent un stand à la poste.
Aussi, il
m’a suffi de juste secouer un peu le net et j’ai dégotté ce qu’il me fallait.
Des cours de méditation pour débutant, dans un mas en pleine campagne tous les
soirs de la semaine de 18h à 21h. La voix au téléphone m’a précisé que, bien
entendu, je pouvais ne venir qu’une fois par semaine, que je n’étais pas tenu
aux trois heures mais que c’était le même tarif. Cinquante la demi-heure, j’ai
demandé si le premier mois, par exemple pouvait être gratis, elle n’a même pas
répondu. Tant de largesse m’a laissé pantois. Je me suis dit que ce serait,
malgré tout trop bête de passer à côté et j’ai dit à la voix comme on prend
rendez vous : À demain soir, alors. C’est vous qui décidez pour vous et
elle a raccroché.
Après coup,
mais ça j’étais un habitué, j’avais ce qu’on appelle l’esprit d’escalier, sauf
que le mien était plutôt en colimaçon… Après coup j’ai pensé que j’avais oublié
de lui demander en quelle tenue il était bon de venir, si le verre d’eau était
fourni, si on devait apporter son coussin enfin tous ces détails qui ne sont
pas grand chose mais qui peuvent séparer une soirée réussie d’un cauchemar.
J’irai comme
je suis : décontracté.
Le
lendemain, je l’ai passé essentiellement à jeter un œil sur l’horloge de la
mairie, celle de mon portable, celle de la voiture, bref à trouver que le temps
s’écoulait comme un miel liquide épais : très lentement.
Et puis le
soir est venu. Alors, j’y suis allé.
J’avais
évidemment choisi la séance de dix huit heures. Il m’aurait été pas loin
d’impossible d’attendre les dix neuf. J’ai garé ma voiture sur le côté du mas,
dans le gravier, il y avait là deux ou trois autres véhicules plutôt des
allemandes aux capots longs comme des anglaises.
Je me suis
approché d’une porte éclairée comme en plein jour, nous étions en Novembre et
les jours dégringelaient de plus en plus tôt.
Une chaîne
avec au bout une cloche et ce n’était pas celui qui tirait.
Elle est
arrivée silhouette gracieuse, vêtue d’un justaucorps noir, un sourire de madone sous Effexor accroché à son visage. J’ai espéré qu’elle pouvait encore
ne plus sourire, si elle le voulait. Elle m’accueillit gentiment, m’a demandé
mon prénom rapidement et a encaissé mon billet prestement. Avec le liquide
l’énergie circule mieux paraît-il…
Je suis
entré dans une salle bien chauffée mais avec au sol une moquette épaisse comme
la joie de vivre d’un anorexique sur laquelle étaient posés des petits coussins
circulaires de la largeur d’une paire de fesses moyenne. Nous étions six, cinq
avec elle. Elle a allumé un bâton d’encens, sans doute odeur Nuoc Nam, elle a
mis un cd de musique balinaise et la séance a commencé. Je me suis laissé
porter.
C’est quand
elle nous a demandé avec insistance de ne plus penser à rien que j’ai commencé
à mouliner…
Oui, comment
ne plus penser à rien ?
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Chri,
Comment ne penser à rien ?
ABC - Comment ne penser à rien?
Pour ne penser à rien,
Il faut penser à tout,
Tout ou rien,
Ce n’est pas rien,
Le tout est d’englober son rien dans un tout,
Sans jamais laisser rien au hasard,
Rien ne s’impose,
Même pas un petit rien,
De rien du tout…
Moralité :
En pensant à tout, tu n’oublies rien.
Où lire ABC
Il faut penser à tout,
Tout ou rien,
Ce n’est pas rien,
Le tout est d’englober son rien dans un tout,
Sans jamais laisser rien au hasard,
Rien ne s’impose,
Même pas un petit rien,
De rien du tout…
Moralité :
En pensant à tout, tu n’oublies rien.
Où lire ABC
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Comment ne penser à rien ?
Semaine du 9 novembre au 15 novembre 2015 - Comment ne penser à rien ?
Toute la semaine dernière vos récits ont vu le jour au rythme des huit éléments imposés. A contrario, nous vous proposons de vous laisser inspirer à présent par un thème qui nous est suggéré par Lorraine : "Comment ne penser à rien ?"
A votre convenance de traiter ce sujet, en prose ou en vers, mais à condition de nous envoyer vos textes à l'adresse habituelle impromptuslitteraires[at]gmail.com avant dimanche 15 novembre à minuit.
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