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dimanche 4 février 2018

TomTom - Tous poètes




Déraciné

Le courroux d’Aquilon a déraciné mon chêne
Celui à l’ombre duquel je m’avachissais 
Quand la chaleur peu à peu me desséchait
Âme libre et apatride, seule l’envie me mène
Je jouis de la ville, fends la plaine, descends le vallon
Franchis chaque jour le Rubicon et escalade les roches.
Telle une chevalière moderne sans peur et sans reproche, 
Rien ne peut m’effrayer et je ne cesse de prendre du galon.

Mais alors que je cours, détachée, d’un but à l’autre sans soutien
Mon corps souffle à perdre haleine et m’ordonne une pause. 
Je reprends mon souffre et vois bien qu’il me manque une chose
Même le premier de cordée grimpe avec d’autres terriens, 
Aucun Homme ne se promène dans la tornade rose et noire de la vie 
Sans le moindre juge pour lui décerner des couronnes d’épines et de laurier

Et lorsque la tempête fait rage et anéantit l’arbre repaire de l’expatriée, 
Elle devient bise sur sa joue et lui susurre : « sans racines, aucun être ne survit. »

Où lire TomTom

JCP - Tous poètes

L’ombre verte

Cette ombre, soudaine et détachée,
Qui s’échappe du tronc desséché -
Est-ce l’âme de l’arbre ou n’est-ce rien
Que les vapeurs du chêne,
Dont le bois dur était le soutien ?
Mais je ressens cette haleine,
Plus fraîche que l’aquilon
Qui doucement se promène,
Se mêle aux senteurs de la plaine,
Et s’écoule au creux du vallon.
Et je ne sais où la mène
Ce souffle à effrayer
Tout homme et toute chose :
Peut-être est-ce là que survit le parfum de la rose,
Tombée sèche au pied du laurier.

Où lire JCP

samedi 3 février 2018

Lira - Tous poètes

Tu dis

Tu dis que ta parole est détachée
De sa raison, que dans ta bouche desséchée
Se tassent des mots qui ne servent à rien
Que tu ne parles plus qu'au grand chêne
Que retenir un peu d'oubli est ton soutien
Tu dis que tu ne crains pas l'haleine
Glacée des aquilons
Tu dis que ton ombre te promène
Par-dessus la montagne, au-delà de la plaine
Qu'elle te couche dans le vallon
Que c'est elle qui te mène
Dans ta nuit inconnue, sans t'effrayer
Et s'il te reste à dire quelque chose
Tu dis qu'un seul pétale de rose
Vaut plus qu'une couronne de laurier.

Marie Kléber - Tous poètes

S’en va la vie…

Elle se sentait détachée, 
Comme une vieille feuille desséchée, 
Qui n’attendait plus rien. 
Une vie de peine, tout près du chêne 
Son seul soutien. 
Elle avait vécu à perdre haleine, 
Secouée et ballotée par l'aquilon 
Ce vent terrible qui se promène 
Malmène la plaine, 
Terrifie le vallon. 
Voilà où l’histoire nous mène…
La mort même ne pouvait l’effrayer, 
Aussi banale que fut la chose, 
On jetterait bientôt sur sa tombe une rose 
A deux pieds d’un laurier. 

Où lire Marie Kléber

vendredi 2 février 2018

Stouf - Tous poètes

Détachée,
desséchée,
Je n'en sais rien.
Mon homme, le chêne
Qui était mon soutien.
à l'inconstante haleine,
de la bière à l'aquilon,
Il n'est plus là ... Depuis ce jour me promène
de la forêt à la plaine,
de la montagne au vallon.
Je vais où le vent me mène.
Sa mort m'a effrayé
destitué, laissé presque sans rien
et je ne suis plus grand-chose.
Je vais où va toute chose
et j' emmerde la rose
et le laurier.

Joe Krapov - Tous poètes

LE DERNIER SILENCE D'ARTHUR R.

O terre des Ardennes à jamais détachée
De mes souliers crottés ! Ô gorge desséchée
D'avoir eu tant de science et de n'avoir dit rien !

Injustice rendue sous l'absence de chêne
Me voici désormais privé de tout soutien !
Porteurs de ma civière, allez, à perdre haleine !

Pour la dernière fois ma trace d'Aquilon
Au livre de l'Afrique une corne promène.
L’œil bleu, le sang gaulois vont rejoindre la plaine.
Vers la rivière fraîche au creux de son vallon
Le drapeau du Destin, criblé de trous, nous mène.

O Saisons ! Ô châteaux ! Pourrai-je m'effrayer,
Si un jour je découvre, étrange, horrible chose,
Sur ma saison d'enfer, sur ma tombe sans rose,
Une bibliothèque en guise de laurier ?

Marie Kléber - Tous poètes

Restes d’enfance 

Elle s’était enfin détachée 
De ce vieux débris desséché 
Qui ne lui apportait plus rien 
Depuis belle lurette, il ressemblait à un vieux chêne 
Mal en point, tu parles d’un soutien !
Il ne tenait plus la cadence, avait l’haleine 
Des jours rances. L’orageux aquilon 
N’était plus qu’un mirage qu’on promène 
De la chambre au salon, de la plaine 
De jeux au vallon 
De l’enfance qui s’éloigne, nous malmène 
Un peu. Mais nous sommes valeureux, rien ne peut nous effrayer ! 
Doudou a rempli sa tâche, il reste cette chose 
Toute tassée, rafistolée, qui ne sent pas la rose 
Mais mérite tout de même sa couronne de laurier ! 

Où lire Marie Kléber

Cavalier - Tous poètes

Chat perché

Avec ta façon de faire, si détachée
Tu te loves sur cette branche desséchée,
Tu me nargues, féline ! Et moi, je n’y peux rien…

Et d’ouïr tes griffes sur la peau du vieux chêne,
Ne me donne courage, et pas pour deux sous,  tiens !
Encore résigné, j’implore à perdre haleine,
Mais mes suppliques s’en vont sur le dos d’Aquilon…

Toi, tu fais le dos rond, alors je te promène
De branches en branches, sans un geste de trop, laine
Dans une main, la gaule dans l’autre… Vallons
Enfants de la Patrie, il faut que je te mène
Par le bout du museau, et ce sans t’effrayer,
Jusques en bas de l’arbre, et encore autre chose,

Tu auras un bisou sur ton joli nez rose,
Mille et une caresses à l’aune du laurier…

Où lire Cavalier

jeudi 1 février 2018

Vegas sur sarthe - Tous poètes

Au temps de ma Genèse folle...

Cette genèse excentrique doit être lue détachée
elle est née d'un esprit fou, d'une cervelle desséchée.
Au début fut le néant, le zéro, le moins que rien
l'ayant semé comme un gland l'arbre du Bien se fit chêne
de tuteur IL n'avait pas, ni subalterne ou soutien
d'une inspiration blizzard IL fit d'une forte haleine
le sirocco Siffredi, l'Elie Simoun, l'aquilon
et des marchés provençaux cet accent qui se promène
IL fit Wagram et sa salle et Waterloo morne plaine

les calanques et leur cassis, le pont d'arc de vallon
lors IL vit qu'à son tableau manquaient deux énergumènes
à l'instar des animaux pour copuler effrayer(*)
pour son Adam frétillant IL érigea cette chose

quant à son Eve IL offrit un mignon bouton de rose
ne lui resta que dimanche à dormir sur ses lauriers

(*) et frayer

Marité - Tous poètes

Le corbeau et le renard. 

Sur un arbre un corbeau, l'allure détachée
Déguste une caillade à demi desséchée.
Un renard par l'odeur attiré, mine de rien
Va posément se poster sous le chêne
Qui du noir volatile est le ferme soutien.
Le fromage donne à l'oiseau une haleine
Que mistral, autan et même l'aquilon
Ne voudraient point qu'elle se promène
D'ici jusqu'à Waterloo, morne plaine
Ou dévale, infecte exhalaison le vallon.
Le renard, ne sachant où cela le mène
Apostrophe le corbeau pour l'effrayer.
Il veut, lui aussi se délecter de la chose
Qui pourtant c'est vrai ne sent pas la rose.
Il l’accommodera à sa façon avec du laurier.

Moralité :

Même quand la chose sent très mauvais
En cas de famine il faut s'en accommoder.

Tisseuse - Tous poètes


S’il avait suffi que je sois détachée 
Pour ne pas me sentir desséchée
Par cette vague de rien 
J’aurais pu être enracinée tel le chêne,
Devenir le véritable soutien
De la peine qu’exhale ton haleine
Glacée par le souffle d’aquilon.

Mais la désespérance te promène 
Sur cette vaste plaine
Et tu ne trouves repos dans aucun vallon
Où cette errance te mène.
L’absence de souvenir a tout pour t’effrayer
Et ce n’est pas une mince chose
De te savoir oublier le parfum de la rose 
Et de voir s’effriter tes lauriers.

Emma - Tous poètes

Des truffes.

Un chêne magnifique, un jour dit au roseau :
"Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr".
Qu'un chêne cause, déjà… mais dire ce genre de chose
Les vieilles branches parfois, se prennent pour Racine.
Gracieusement il lui offre son virtuel soutien,
parrain se tressant des lauriers à peu de frais.
Car a-t-on déjà vu un roseau qui s'promène
sur une morne plaine, où bavasse un vieux chêne ?
Lui qui n'aime rien tant que le petit vallon 
où chante une rivière, dans le frais cresson bleu, 
les saules, les iris, et les roses sauvages…
Ne ferait-il pas mieux, cet arbre prétentieux,
sur sa terre desséchée, de parler à ces truffes
Qui lui chatouillent les pieds ? Et à propos de truffe,
balance ton porc, le chien est un plus fin limier :
laisse détachée, où qu'on le mène, à perdre haleine
Là où le cochon couine à chaque chute de gland,
rien ne peut l'effrayer ! (et lui ne la mange pas !)

Où lire Emma

Jacou - Tous poètes

La tache 

 "De notre rencontre, ma mie, n'est point détachée 
Cette trace, désormais desséchée
Visible, ce n'est pas rien,
Comme chanoine chevauchant, nu, branche de chêne.
De mon généreux soutien,
Ne craignez-vous que votre époux en eut haleine,
Sachant que souffle aquilon,
Moins vivement que rumeur, en ces airs, ne se promène.
Cette preuve, masquez en, de grâce, votre généreuse plaine,
Où, un instant, distraite de vos charmants vallons,
Ma vue me mène."

"Ma foi, monsieur, vous êtes bien prompt à vous effrayer,
Et apprenez, que cette chose,
Dont, vous crûtes déflorer ma rose,
Ne fut qu'illusoire instrument, et n'en recevrez nul laurier." 

Où lire Jacou

mercredi 31 janvier 2018

Tiniak - Tous poètes

ESCALE (à tort ?)

Un port... et l'âme détachée
quittant la terre desséchée
je vais, sans regarder plus rien

Au col une feuille de chêne
et le sol meuble pour soutien

Je souffle fort - à perdre haleine !
un noroît chargé d'aquilon
poussant l'ombre que je promène
au-delà de ta triste plaine
à la recherche d'un vallon

Un souvenir de toi m'y mène

Rien ne saurait plus m'effrayer
que tu ne fusses vague chose
insensible au parfum de rose
ou je plaidai quelque laurier

À qui ? À quoi ? À qu'est-ce ? À quai !


Où s'en remettre à son bonnet (bon nez ?)...

Célestine - Tous poètes

Sur une feuille de mon carnet, détachée,
J’ai tracé un cœur à l’encre desséchée,
Rien ne remplace tes mots, rien.
Ni la beauté de ce vieux chêne
Ni de mes amis le soutien.
Du chagrin j’ai senti l’haleine,
Fétide, je suis comme un enfant aquilon
Ment. Dans ma cervelle se promène
Une ambiance de triste plaine,
Et d’étroit et obscur vallon.
Je ne sais pas où cela mène.
Je ne voudrais pas effrayer
Mais je ne sais qu’une chose,
Je me sens comme une rose
Qui s’éplore loin de son laurier.

A Bricabrac, qui manque ici.

Où lire Célestine

mardi 30 janvier 2018

Cavalier - Tous poètes

Boomerang

La lune s'est détachée,
Et sous la terre desséchée,
Je ne suis plus rien…

Gravés sous le grand chêne,
Mes rêves sans soutien,
Sans les tiens, à perdre haleine,
Se sont enfuis, soufflés par Aquilon…

Sans âme, je me promène
En errance sous la plaine,
Sous le rocher, sous le vallon…

Sans savoir où il me mène,
L'Enfer ne pourra m'effrayer
Car j'ai perdu ma tendre Chose…

Après avoir cueilli la Rose,
J'ai le goût amer du laurier…

Marité - Tous poètes

Cékoidon.

Je l'ai tué, me suis enfin détachée
De ce machin à la peau desséchée
Et qui ne ressemblait plus à rien.
Je me suis réfugiée sous le chêne
Pour qu'il m'apporte son soutien.
Là encore  je sentais son haleine
Apportée par ce terrible aquilon.
J' ai vu son âme qui se promène
Vole, court et danse sur la plaine
Jusqu'à atteindre le fond du vallon.
Claude, je refuse qu'elle me mène
Dans ton enfer où tu veux m'effrayer
Je ne suis, las, qu'une pauvre chose
Aussi fragile et tendre qu'une rose.
Je sais. Je ne mérite pas de laurier !

Annick SB - Tous poètes

Ton poème …

La quinzaine de mots devait être piochée dans le sachet béant qui gisait sur la table après que l’horloge eut sonné les quinze coups de quinze heures
C’était précis
Détachée, tu enfouissais ta main dans le tissu et  avant de saisir une étiquette, tu remuais quelques instants, juste pour le plaisir, en pensant à ce que tu piocherais peut-être, imaginant comme toujours ce que tu allais écrire, cela va sans dire
Tu adorais ce jeu
C’était comme un scrabble mais en plus merveilleux
Tu aimais jouer avec les lettres, les mots, et la vitesse de tes pensées te faisait espérer un poème
Ton poème
Celui que tu aurais aimé lire et que tu griffonnais pour qu’il existe parce que personne n’avait pensé à le murmurer et qu’il avait envie de naître
Il est facile d’écrire quand la nuit tombe et que les étoiles commencent à s’immobiliser dans le ciel mais cela parait plus compliqué quand le clocher sonne les trois coups de quinze heures et que tu attends, desséchée la promesse du temps
D’ailleurs, qui t’a recommandée ?
Qui t’a hissée ?
Qui t’a propulsée à cette place, à cette table, à cet endroit précis où le sachet est posé et attend ?
Tu n’en sais rien
Tu es sous le chêne et tu entends la réplique des cloches
Il est temps maintenant que pioches et repioches en comptant
Quinze
Pas un mot de plus
Tu voudrais le soutien de ceux qui t’aiment et tu réalises qu’ils sont évaporés
 Personne n’arrive à saisir le désir que tu fais naître en ce lieu.
Tu l’espères
Tu le sens
Son haleine t’imprègne, son silence t’entoure, son souffle t’élève, sa Vie te fait vibrer et son aquilon te fait voyager dans le temps, dans l’espace
Tu ne le nommes pas car il est, Il est, IL EST en toi, par toi, pour toi et pour l’humanité, simplement
Créateur du beau et de tout ce qui fait vibrer ta peau et tes pensées
Vivant
Tu te promènes sur les nuages de louanges, effilochant les phrases et semant dans les plaines fertiles des champs de fleurs sauvages et puis sur les vallons des moutons qui ronronnent
Tu es libre
Oui, là, à quinze heures précises, assise sous ce chêne, tu es libre de dire et de crier la Vie
Libre de poésie sans rime et sans reproche
Libre d’aimer les mots et de les balloter de partage en partage sans savoir où cela mène
Il ne faut jamais s’effrayer des circonstances
Quelque chose te dit que ce mot ne peut plus faire partie du poème et pourtant tu l’as entre les mains
Tu hésites, tu ne sais qu’en faire
Le jetteras-tu ?
Deviendra-t-il rature ?
Je crois que tu décides de ne plus froisser ni les personnes  ni les choses ; tu le répètes à vive allure et il prend déjà le chemin des oubliettes !
Quatorze mots en main, tu te lèves et avide d’ambiance passionnée, t’approches de l’allée et cueilles sans te blesser une rose et quelques feuilles de laurier pour broder leur parfum sur les bords du poème…
Ton poème …

(Aujourd’hui je pense à ma mère qui n’est plus et dont je fête pourtant l’anniversaire ; elle aurait aimé lire ce poème et tous les vôtres aussi …) 

lundi 29 janvier 2018

Maryline18 - Tous poètes

Liberté

De vous, obligations me voilà détachée,
Vous m'avez asservie et laissée desséchée ;
Rendue lasse et coupable, de souvent trois fois rien...
Moi aussi j'ai envie de connaître sous le chêne,
Que m'importe vos cris, au diable votre soutien,
Les émois violents qui font perdre haleine !
Nul ne m'empêchera, ni vous ni l'aquilon,
D'aller dès l'aurore où le murmure promène :
Ses aveux qui réchauffent tous les coeurs dans la plaine,
Ses cris et ses soupirs audibles jusqu'au vallon !
J'irais enfin libre où mon amour me mène.
Voyez, vos menaces ont cessé de m'effrayer.
Je ne redoute plus de connaître la chose...
Je m'ouvre à la rosée, belle comme la rose,
Rebelle, je m'offre à lui, auprès du beau laurier...

Mapie - Tous poètes

Cette fois je m’y attèle à être détachée
De ces pauvres mortels à l’âme desséchée
D’eux, il ne me restera rien. 
Couchée là, au pied d’un grand chêne
Je cherche où est mon vrai soutien,
Le vent souffle à en perdre haleine
et j’ai si froid, c’est l’aquilon.
Sur mon cœur l’ombre se promène,
Est-ce un esprit qui parcourt la plaine, 
Suis je dormeuse du val ou du vallon ?
A quoi bon se battre, c’est la vie qui mène
Le jeu , quitte à vous effrayer.
Je ne saurai assurer la chose,
Mais il me semble toutefois garder la joue rose 
je ne reposerai pas aujourd’hui sur le laurier. 

Où lire Mapie