Libre os
De ma bibliothèque
je biffe un meuble en teck
pour lever l'hippocampe
et, sans salamalecs
m’y tailler un bon peu de steak
dans la hampe
Quand le bibliobus
à calandre d'Horus
freine sur Gallieni
je reprends ma copie
(à bon compte, daughter)
y gomme un + et ris de sa frêle pâleur
Ta rousse heure pour phare
où tes yeux fondent le décor en barres
je vais rendre les livres
avec quelque retard
empruntés, pour survivre
à l'étrange et si ponctuel autocar
Il faut ma signature
au bas du document
très opiniâtrement
j'appose ma rature
(un lassé de chaussures
parfumé au safran)
"Monsieur ! Vous vous moquez !"
me dit le préposé à la récollection
Je lui pince le nez
défait son pantalon
et le laisse, pantois
trouver le moyen de me suivre de guingois
Ah, comme c'était drôle !
Je prends ma copie, je le rôle
(d'un vers, ça suffira, merci)
j'efface comme il m'agonit d'injures
Quoi ! Je suis reparti
avec un bon lot de lectures !!
C’est dit !
C’est dans la fosse…
Que voulez-vous, c’est gravé jusqu’à l’os !
Où ramasser ses feuillets sous les trembles...
Ah... la paperasse...
RépondreSupprimerHé hé, tékon ! Mais c comme ça qu'on t'aime, fidèlement, très cher Vegas ;)
SupprimerExcellemment et délicatement délirant, j'aime !
RépondreSupprimerSurréalisme sur tous les rayonnages et jeux de mots habiles !
RépondreSupprimerDélicieusement psychédélique...
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