Si
l’on me proposait de partir sur l’instant, je
me dirais qu’il y a partir et partir, que spontanément ça
mérite d’être étudié, car après tout on serait sans doute
quelques-uns à le faire, à se poser la question, mais je
resterais prudent sur « partir », j’en éviterais
soigneusement le côté définitif quant à ma présence sur la
planète, au moins pour un temps car je ne maîtrise rien, et
je n’exclurais pas à défaut de la privilégier l’idée d’un
aller simple, sans retour, ce qui est sans doute le plus réaliste
quand on connaît la fiabilité de la SNCF, à supposer bien sûr que
ce soit le mode de transport disponible, adéquat et finalement
choisi, pour un trajet nullement allégorique où je resterais en
vie, voyez-vous, ce qui m’arrangerait, histoire de profiter un
peu, de plus je m’interrogerais sur quelques clichés, le
« tout plaquer » qui peut me sembler faussement
attractif à moins que ce soit de façon transitoire, ou
encore l’idée d’aventure au coin de la rue, même s’il faut un
coin, j’envisagerais très certainement en pensant à une
époque reculée ou future, à une planète lointaine ou un coin
inconnu sur Terre, la possibilité d’un voyage dans le temps
ou dans l’espace, ce qui avec un peu de chance et de courbure
pourrait revenir au même (enfin, quand je dis revenir je me
comprends),
je songerais aussi
sérieusement à partir accompagné (et là j’ai une idée, mais
c’est privé), même si selon la personne et la
destination, et surtout avec l’option retour ou pas, cela
pourrait changer la donne, imaginez que je décide de me muer en
« bienfaiteur » pour débarrasser l’humanité de
quelqu’un de peu recommandable (n’envoyez pas les noms,
c’est juste une supposition) même si ça resterait à vérifier,
car rien au bout compte ne garantirait que j’accepte une telle
mission sanitaire, à moins que, chaussant mes bottes
mentales pour arpenter l’imaginaire, terrain de jeu favori et
extensible à l’infini, magnifique destination ouverte aux
possibilités innombrables, je ne finisse par me dire que
« L’instant » est le nom de mon voilier, sur
lequel, rugissant, je partirais voguer…
L'instant quel joli nom pour un voilier. Je ne suis pas très aventurier (comme la plupart de mes contemporains) Mais si aimer l'aventure consiste à faire la queue en haut de l'Everest avec un masque à oxygène sur la tronche, je préfère et de loin descendre à Austerlitz ou à Rome (ligne 2)!
RépondreSupprimerTu m'as mis à terre avec tes atermoiements XD
RépondreSupprimerK : Léo chantait :
Supprimer- Pour les îles sages
- Pas de grands voyages
- Les livres d'images
- Se font à Paris...
(Léo Ferré : l'île Saint Louis)
Tu as bien analysé le sujet, tellement bien que tu m'as fait réfléchir :)
RépondreSupprimerMerci les amis !
RépondreSupprimerattention K , pas de bottes (même mentales) sur un voilier... en cas de chute de rêve, tu pourrais y rester!
RépondreSupprimerC'est vrai qu'il est important de lire les petits caractères avant de partir sur l'instant ! Très amusant ☺
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